Couverture
Au delà de l’esthétique global de la couverture, certaines tuiles ne se posent qu’à joints croisés. Ce sont toutes les tuiles mécaniques d’aspect plat afin d’assurer une meilleure répartition des eaux de pluie sur la surface du toit. Cela évite, sur des longueurs de rampant importantes, le débordement d’eau des emboîtements de la tuile à l’intérieur de la construction.
L’étanchéité se fait généralement avec une bande solin qui est une bavette en zinc. Elle doit être engagée et scellée dans la maçonnerie et, peut être recouverte d’un solin maçonné avec un mortier bâtard.
Les eaux pluviales tombant sur les toits et toitures-terrasses sont collectées par des gouttières ou des chéneaux en pente douce qui les conduisent jusqu’à une descente verticale. Elles sont ensuite reprises soit directement, soit par des regards extérieurs, dans des tuyaux enterrées qui les dirigent vers un égout pour eaux pluviales, ou vers un puits perdu qui les disperse dans le sol. Elles ne doivent en aucun cas être dirigées vers l’assainissement individuel ou collectif.
La couverture en France est très liée au type d’architecture et de construction que nous pouvons rencontrer. Elle est souvent le reflet des climats, des matériaux disponibles sur place et de l’histoire. Chaque région a ainsi ses spécificités, parfois imposées par des dispositions locales (à contrôler avant travaux auprès de la mairie dont dépend la construction, arrêtés municipaux, monuments historiques, DDE).
Oui, et les plus courantes sont les suivantes :
la lucarne rampante
la lucarne retroussée (c’est le vrai chien assis)
la lucarne à deux pans dite jacobine
la lucarne à croupe dite capucine
la lucarne pendante dite meunière ou à foin
C’est un bac autoportant et nervuré, en tôle d’acier galvanisé ou d’aluminium. Ce type de couverture, qui convient pour tous types de pentes et, peut être très long (jusqu’à 16 m). Les bacs sont rigidifiés par de fortes nervures ou ondulations (plus espacées que dans le cas des plaques ondulées). Ils sont juxtaposés par emboîtement latéral et/ou recouvrement, entre les pannes ou lignes d’appui, et fixés par différents systèmes de pattes, brides, etc.
Ce type de figure relève d’une étude de surcharge qui est réalisée généralement par des bureaux d’étude (soit intégrés dans les entreprises, soit indépendants) et généralement le calcul est réalisé via des logiciels adaptés. De toute façon, les calculs de section et de portée ne sont réalisables qu’à la seule condition que le bureau d’études connaisse la totalité du plancher et sa constitution [sous-face, plafond, plancher proprement dit, revêtement de finition, cloisons, trémie pour positionner l’escalier éventuel d’accès à l’étage, usage des pièces afin d’évaluer le poids moyen du mobilier ou des objets s’y trouvant (la surcharge d’habitation ou d’exploitation - à préciser suivant nature de stockage)].
Fort de tous ces éléments, il sera déterminé une surcharge fixe (le poids des matériaux), et une surcharge d’exploitation ou habitation, le calcul sera alors possible et un calepinage pourra être donné. Afin de valider la section des supports de plancher bois et leurs entraxes, nous vous proposons de vous rapprocher soit d’une entreprise de rénovation, soit d’un bureau d’études.
La taille de la gouttière et de son évacuation est directement liée à la surface de toit où s’effectue la collecte des eaux pluviales. Pour une surface maximum (en m²) de toiture plane desservie par une naissance, vous choisirez :
* de 18 à 20 m² une gouttière demi ronde de 16 et un tuyau de descente D. 50.
* de 20 à 65 m² une gouttière demi ronde de 25 et un tuyau de descente D. 80.
* de 65 à 100 m² une gouttière demi ronde de 33 et un tuyau de descente D. 100.
* de 100 à 160 m² une gouttière demi ronde de 33 et un tuyau de descente D. 125.
Exemple : Pavillon à 2 pentes égales, surface totale au sol 100 m² , nous mettrons en œuvre 1 longueur de gouttière de 25 (100m²/2) associée à un tuyau de descente D. 80 sur chacun des 2 versants.
Pour la pose des fenêtres de toit Vélux, nous vous proposons les raccords d’étanchéité : - pour ardoises et bardeaux, le type EDN (encastré), EDL (débordant), pose sur matériaux de couverture plats inférieur à 8 mm d’épaisseur avec une pente > 35° pour EDN , > 15° pour EDL.
* pour tuiles plates, le type EDP, pose sur petites tuiles plates de longueur maximale 340 mm avec pente > 25°.
* pour tuiles et bac, le type EDH, pose sur matériaux de couverture jusqu’à 90 mm de hauteur d’onde et pente > 15°.
* pour tuiles à fort relief, le type EDW, pose sur matériaux de couverture à très forte onde, jusqu’à 120 mm (tuiles romanes, canal…) et pente > 15°.
* pour des poses de combinaisons de fenêtres ou verrières, différents autres modèles de raccords vous sont proposés au cas par cas par nos agences.
Nous pouvons vous proposer des panneaux ou caissons sous-toiture à poser directement sur la charpente. L’isolation ,les chevrons, la sous-toiture et le parement plafond ne constituent qu’un seul et même élément. La qualité et la diversité des sous-faces des caissons ou panneaux offrent de multiples solutions décoratives. La mise en place est simple et rapide, ne provoque aucun pont thermique et s’applique à tout type de construction aussi bien en rénovation qu’en neuf.
L’écran sous-toiture est fixé tendu sur les chevrons et le niveau d’appui des liteaux est relevé par une contre-latte d’épaisseur minimale de 20 mm. Il est posé perpendiculairement à la ligne de la plus grande pente de la couverture, en lés successifs, de l’égout vers le faîtage. Sa fonction est de :
* protéger contre la pénétration de neige poudreuse.
* recueillir les eaux de fonte des neiges et les évacuer vers l’égout.
* recueillir les infiltrations accidentelles d’eau et les conduire à l’égout .
* contribuer à limiter le soulèvement des tuiles sous l’effet du vent.
* abaisser les pentes minimales lorsque le DTU le permet.
* protéger contre la pénétration de poussières et de suies.
* participer à la mise hors d’eau d’une construction en cours (bâchage provisoire) et protéger contre les chutes d’objets.
La plaque ondulée en fibres de ciment est adaptable sur toutes les constructions. Elle est imputrescible, ingélive et incombustible (M0).
Elle absorbe naturellement la condensation, est peu sonore aux impacts de pluie et de grêle et ne provoque pas d’interférences sur les ondes radio. Les différents accessoires ( bande de rive, faîtière, raccord de mur etc….) sont disponibles.
Une ventilation efficace de la sous-face des tuiles doit être assurée. Cette ventilation est indispensable pour assurer une bonne conservation dans le temps des éléments de l’ouvrage (tuiles, liteaux, charpente). Les jeux entre les tuiles ne permettent pas la ventilation nécessaire. Celle-ci doit être assurée par une entrée d’air en partie basse et une sortie d’air en partie haute de la couverture, au moyen de système de ventilation linéaire en faîtage et en égout, ou au moyen de tuiles de ventilation (chatières ou autres) disposées en quinconce sur une ligne haute et une ligne basse. Dans le cas d’une couverture simple sans écran, sans isolation, la section totale des orifices de passage d’air des tuiles de ventilation doit être au moins égale à 1/5000ème de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal.
Exemple : pour des chatières de 20 cm² d’ouverture libre, cette proportion correspond à une chatière pour 12 m² de surface projetée. Dans le cas d’une couverture avec écran ou isolant, la section totale des orifices est portée à 1/3000ème, de la surface projetée de la couverture sur un plan horizontal avec, s’il s’agit de chatière, un minimum de 3 par versant (2 en bas, 1 en haut). Ceci est dû au fait que dans ce cas, la circulation de l’air s’effectue moins librement. Nota : Il est impératif de respecter un minimum de 20 mm entre l’écran de sous-toiture ou l’isolant et les tuiles afin d’assurer la ventilation. Les entrées et les sorties d’air linéaires sont recommandées car elles assurent un balayage mieux réparti de la sous-face des tuiles.
Le polyane armé micro perforé n’est pas un isolant thermique mais un écran pare-pluie, il est aussi appelé Delta fol LP ou SPF.
Les critères de définition des pentes minimales sont tout d’abord définis par l’exposition de la couverture au climat (zones climatiques) et ensuite aux vents dominants (site), concomitances vent / pluie. La France est divisée en 3 zones climatiques :
Zone 1 : tout l’intérieur du pays ainsi que la côte méditerranéenne pour les altitudes < à 200 mètres.
Zone 2 : Côte Atlantique sur 20 km de profondeur, de Lorient à la frontière espagnole. Bande située entre 20 et 40 km de la côte de Lorient à la frontière belge. Altitudes comprises entre 200 et 500 mètres.
Zone 3 : Côtes de l’Atlantique, de la Manche et de mer du Nord sur une profondeur de 20 km, de Lorient à la frontière Belge. Altitudes > à 500 mètres.
Les sites à l’intérieur des zones se définissent ainsi :
Site protégé
* Fond de cuvette entouré de collines sur tout un pourtour et protégé ainsi pour toutes les directions du vent.
* Terrain bordé de collines sur une partie de son pourtour correspondant à la direction des vents les plus violents et protégé pour cette seule direction du vent.
Site normal Plaine ou plateau pouvant présenter des dénivellations peu importantes, étendues ou non (vallonnements, ondulations).
Site exposé
* Au voisinage de la mer : le littoral sur une profondeur d’environ 5 km, le sommet des falaises, les îles étroites, les estuaires ou baies encaissées et profondément découpées dans les terres.
* A l’intérieur du pays : les vallées étroites où le vent s’engouffre, les montagnes isolées et élevées (par exemple Mont Aigoual et Mont Ventoux) et certains cols. Ayant ainsi déterminé la situation de la construction (association zone-site), vous pouvez ainsi contrôler la pente minimale de votre toit en fonction du type de couverture choisi, en consultant la fiche technique ou le DTU associé au produit. Il est à signaler que l’emploi d’un écran sous-toiture permet d’abaisser de 1/7 la pente minimum.
Créer un chevêtre consiste à réaliser l’emplacement de la fenêtre de toit sur dans la charpente. Suivant la dimension de celle-ci, couper les chevrons de couverture et, placer horizontalement en partie basse et haute une pièce de bois qui sera pointée perpendiculairement sur les chevrons.
Le pureau est la partie d’un matériau de couverture (ardoise, tuile) qui reste visible, non recouverte par les éléments du rang supérieur. Longueur correspondante, mesurée dans le sens de la plus grande pente. Cette dimension correspond à l’espacement des liteaux. C’est la moitié de la différence entre la longueur L de la tuile ou de l’ardoise et la longueur R de recouvrement nécessaire pour assurer l’étanchéité des joints latéraux entre les éléments.
Le faux pureau, de longueur égale à celle du pureau, correspond à la partie recouverte par une seule épaisseur d’ardoise ou de tuile, entre pureau et recouvrement.
En charpente traditionnelle, le poinçon est une pièce de bois verticale et centrale d’une ferme. Il est fixé sur l’entrait et, à son sommet, s’assemblent les arbalétriers. Il est généralement en chêne.
C’est une petite ouverture créée dans une toiture pour aérer les combles et les greniers. On l’appelle couramment tuile chatière. Elles sont réparties généralement en quinconce et, alternativement en haut et en bas des rampants, pour créer une circulation d’air. Il faut éviter de les disposer face à face sur les deux versants opposés d’un même comble.
Les charpentes traditionnelles, composées d’un petit nombre de fermes en éléments de forte section, réunies par des pannes. Elles sont aujourd’hui fabriquées soit de façon artisanale ou industrielle. Cette préfabrication concerne aussi les petits élément tels que les lucarnes, les appentis les auvents.
Les charpentes industrialisées à fermettes sont contrairement aux charpentes traditionnelles à fermes rapprochées, sans pannes et, les arbalétriers tiennent lieu de chevrons. ces fermes légères, dites fermettes, sont préfabriquées en atelier avec des bois de petite section. Elles sont assemblées par boulonnage, ou avec des connecteurs métalliques, hérissés de pointes pour fixation par clouage.
Les charpentes en lamellé-collé, technique moderne qui utilise des pièces préfabriquées, faites d’une juxtaposition de nombreuses lattes de bois associées par collage, à joints décalés. Le lamellé-collé offre à la créativité architecturale des possibilités innombrables. Ce procédé, très résistant et esthétique, est intéressant en particulier pour des charpentes de grande portée.
Nous pouvons regrouper les tuiles suivant leurs caractéristiques dimensionnelles, de pose, ou d’aspect, quelque soit la matière (béton ou terre cuite). Les principales familles sont :
* Les tuiles plates : tuiles sans emboîtement, ni recouvrement généralement de petites dimensions (larg. 14 à 20 cm et long. 15 à 30 cm) au nombre de 55 à 65 au m². Aujourd’hui, la maîtrise de la matière permet de trouver sur le marché, des tuiles plates de dimensions supérieures.
* Les tuiles à emboîtement petit moule : tuiles avec emboîtement et recouvrement, d’aspect plat, à côte ou à "cornet" ayant un nombre au m² de 18 à 22 unités.
* Les tuiles à emboîtement grand moule : même type de tuile que précédemment mais dans des formats plus grands, au nombre de 10 à 15 au m². Ces modèles permettent des poses sur des pentes moins importantes, d’autant plus si ils sont de catégorie B (tuiles à faible pente).
* Les tuiles canals ou romanes : tuiles rencontrées communément dans tout le grand sud de la France.
En France, compte tenu de la diversité des constructions, il est utilisé :
* l’ardoise naturelle ou fibre ciment.
* la tuile terre cuite ou béton dans des formes et des modules adaptés à chaque région.
* des métaux tels que le zinc, le cuivre, le plomb, l’inox, l’alu.
* de l’acier profilé nervuré, type bac acier ou tuiles métalliques.
* de la plaque ondulée en fibre, PVC, polyester ou polycarbonate.
* des bardeaux bitumineux.
Les formats et principales variétés sont :
grand modèle 325 x 220 mm, ép. 2,7 à 3,5 mm.
1e carrée demi forte (dite fine) 300 x 220, ép. 2,6 mm.
1e carrée forte 300 x 220, ép. 2,8 à 3,5 mm.
2e carrée 300 x 200 mm, ép. 2,7 à 3,2 mm.
moyenne, 270 x 180 mm.
flamande n°1, 270 x 160 mm.
3e et 4e carrées, 250 x 180 et 220 x 160 mm.
Modèles extra-forts, dits anglais, épais d’au moins 3,5 mm, pour pentes faibles à moyennes devant résister à des charges (neige, grêle) :
n°5 (508 x 250 mm), n°6 (430 x 250), n°7 (405 x 250), n°8 (355 x 200), n°11 (355 x 250), n°12 (300 x 200) et n°13 (405 x 250).
la 46x30, de 460 x 300 mm.
Modèles carrés, à 4 pans coupés (épaulements) de 5 cm :
formats 355 x 355 (dit 36x36), 325 x 325 (dit 33x33), et 300 x 300 (dit 30x30).
Modèles historiques, de 4,5 ou 6,7 mm d’épaisseur, pour la réfection des toits de monuments classés : - 300 x 200, 300 x 180 ou 270 x 180 mm.
Les différents types de gouttières sont :
la gouttière pendante (1/2 ronde)
la gouttière nantaise
la gouttière havraise (rouennaise ou ardennaise)
la gouttière carrée à profil corniche
Elles peuvent être en zinc, pvc, cuivre ou aluminium.
Concernant le choix et le type de tuiles que vous pouvez utiliser pour couvrir votre extension, vous devez, dans un premier temps vous rapprocher du service des ABF (Architectes des Bâtiments de France) dont dépend votre commune ou plus simplement de votre mairie pour connaître quels sont les produits qui sont autorisés pour la couverture dans votre secteur et quelles sont les contraintes architecturales imposées.
Suite à cela, en fonction de la liste que vous vous aurez procurée, vous déterminerez votre choix, en tenant compte des contraintes qui vous sont imposées aussi bien par ces services que par les caractéristiques techniques des produits. Vous devez retirer un dossier en mairie de "déclaration de travaux" ou de "demande de permis de construire" (en fonction du type de construction et de la surface habitable créé) afin de présenter votre projet.
Ce dossier, une fois rempli, complet et déposé en mairie, sera soumis à plusieurs commissions : Mairie, DDE, ABF. Dans votre cas, la mairie et DDE ont un délai de un mois pour vous donner leur accord auquel délai, il faut rajouter jusqu’à 2 mois supplémentaires pour la validation des ABF. Les ABF vont vous confirmer leur accord par écrit sous maximum 3 mois et vous pourrez réaliser vos travaux. Si le dossier présenté n’est pas conforme aux règles en vigueur sur votre secteur, ils peuvent vous demander de représenter un dossier et le processus redémarre à zéro : le délai de réponse étant de 3 mois.
En cas de réalisation des travaux avant la réponse et de non-conformité aux préconisations, vous serez dans l’obligation soit de vous mettre en conformité suivant un délai qui vous sera octroyé et précisé, soit de remettre le ou les bâtiments dans l’état d’origine. En ce qui concerne la tuile plate 17X27 , la pente minimum autorisée (région IDF zone 1 site normal) avec un recouvrement > ou égal à 8 cm est de 80 cm par mètre soit 38° 66 sans écran sous toiture et de 70 cm par mètre soit 35 degrés avec écran sous toiture (selon DTU). Si vous avez réellement 20 degrés soit 35 cm par mètre, vous ne pouvez par utiliser la tuile plate et si imposition, il vous faut modifier votre projet afin d’atteindre la pente minimum.
À partir du moment où vous modifiez l’aspect extérieur de votre maison, vous devez vous rapprocher de votre mairie pour leur demander la marche à suivre. Selon les mairies, il vous faut demander un permis de construire ou bien rédiger une déclaration de travaux.
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