L’isolation phonique : comment réduire les bruits ?

La télévision du voisin qui s’invite dans le salon, un trafic routier particulièrement bruyant, les cris des enfants qui résonnent dans toute la maison… l’habitat résidentiel n’est pas toujours le havre de paix souhaité. Quand revoir l’aménagement des pièces ne suffit plus pour atténuer les bruits dans le logement, des travaux d’isolation phonique doivent être envisagés. Encore faut-il apprendre à identifier l’origine des nuisances sonores, avant de les traiter au moyen de techniques appropriées et d’isolants adaptés. Des notions complexes qui n’auront plus de secrets pour vous !

Comprendre le fonctionnement des bruits

Bien isoler son logement suppose de bien comprendre comment fonctionnent les bruits. C’est-à-dire de connaître les principes de l’acoustique et de ses indices de mesures d’une part, et de savoir identifier l’origine des nuisances d’autre part.

Les grands principes acoustiques à connaître sur l’acoustique

L’acoustique se comprend à travers trois grands principes :

•    La loi masse. Elle stipule que la valeur d’isolement d’une paroi dépend de sa masse surfacique. En d’autres termes, plus la paroi est lourde, meilleure est l’isolation.
•    Le principe masse-ressort-masse. Il justifie l’installation de parois doubles, constituées de deux cloisons simples séparées par un espace vide d’air ou garni d’un isolant souple qui absorbe les bruits et joue le rôle de ressort. C’est une solution courante en rénovation, puisqu’elle permet d’isoler efficacement une cloison sans surcharger la structure.
•    Le principe d’étanchéité. Couramment résumé par la formule « là où l’air passe, le bruit passe », il explique pourquoi il est nécessaire de traiter l’étanchéité à l’air de l’ensemble du logement (bas de porte, fenêtres, coffres de volets roulants…) pour bénéficier d’une isolation satisfaisante.

Une fois ces éléments posés, attardons-nous sur la mesure de l’efficacité d’une isolation phonique. Les trois principaux indices utilisés sont les suivants :

•    Le coefficient ou indice d’affaiblissement acoustique pondéré rw, pour mesurer l’affaiblissement acoustique aux bruits aériens, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs. Il est exprimé en décibels et mesuré en laboratoire. Plus l’indice est élevé, plus l’affaiblissement est important.
•    L’indice d’amélioration de l’isolation, pour caractériser l’efficacité acoustique d’un revêtement. Également exprimé en décibels, il évalue l’efficacité aux bruits de chocs. Là encore, plus il est élevé́, plus le produit est efficace. 
•    Le coefficient d’absorption acoustique aw, qui traduit la capacité d’un matériau à absorber un bruit entrant. Il est compris entre 0, pour les matériaux n’absorbant aucun bruit, et 1, pour ceux en absorbant la totalité.

Bon à savoir : Souvent confondues, les notions d’isolation phonique et de correction acoustique sont en réalité différentes. La première renvoie à l’ensemble des dispositifs mis en œuvre pour réduire la transmission des bruits d’une pièce à une autre quand la seconde fait référence aux mesures prises pour traiter les bruits à l’intérieur d’une même pièce.

Par exemple, les matériaux absorbants modifient la perception du bruit, en le rendant plus sourd. Ainsi, le bruit de la vaisselle sera plus supportable dans une cuisine de restaurant équipée d’îlots acoustiques sous forme de panneaux suspendus. Sans impact sur la transmission de l’onde sonore dans les pièces attenantes, ces équipements n’améliorent pas la qualité de l’isolation.

Bruits aériens, bruits de chocs…des nuisances sonores très diverses

Les nuisances sonores dans l’habitat sont d’origines très diverses. Avant de les traiter, encore faut-il apprendre à les identifier.

Les bruits aériens

Comme leur nom l’indique, ils se propagent dans l’air et, lorsqu’ils rencontrent une paroi, la font vibrer. Cette dernière transmet le bruit dans la pièce attenante. À noter que les défauts d’étanchéité du bâti (trous, fentes) favorisent également la circulation des bruits aériens.

On en distingue deux catégories :

•    Les bruits aériens intérieurs, anciennement nommés « bruits roses » : voix humaine, bruit de télévision…
•    Les bruits aériens extérieurs, anciennement nommés « bruits routiers » et principalement liés au trafic qu’il soit routier, aérien ou ferroviaire, ainsi qu’aux travaux.

Les bruits de chocs

Également appelés bruits d’impact ou « bruits solidiens », ils sont la conséquence de la mise en vibration d’une paroi ou d’une structure. Les talons de la voisine du dessus, le parquet qui grince suite au déplacement de meubles, les chutes d’objets divers… autant de pollutions sonores qui peuvent perturber le quotidien.

Les bruits d’équipements

Ces nuisances peuvent être la conséquence de bruits aériens comme de la vibration des installations. Elles sont fréquentes en habitat collectif : ascenseurs, vide-ordures, chaufferie, canalisations… 

S’il est possible d’agir pour réduire ces désagréments, par exemple en fixant les gaines de ventilation sur des suspentes antivibratiles, un traitement à la source sera toujours plus efficace.

nuisance sonore avion

 

Quelques précautions avant travaux d’isolation

Avant de se lancer dans un chantier d’isolation en habitat collectif comme individuel, quelques précautions s’imposent. On s’assurera dans un premier temps que les travaux sont autorisés avant de faire appel à un professionnel (acousticien ou bureau d’étude) pour établir un diagnostic. 


Vérifier que les travaux sont autorisés 

En habitat collectif, le règlement de copropriété précise quels aménagements sont envisageables. Le consulter est une précaution indispensable pour qui prévoit de changer les menuiseries extérieures : fenêtres, volets, porte d’entrée.

Dans une maison individuelle, le réaménagement des combles peut entraîner une augmentation de la surface habitable et, bien souvent, une modification de l’aspect extérieur de la toiture. Le projet ne saurait être lancé avant d’accomplir certaines formalités. Concrètement :

•    si la surface habitable nouvellement créée est comprise entre 5 m² et 20 m², il est nécessaire de déposer une déclaration préalable de travaux.
•    si la surface habitable nouvellement créée est supérieure à 20 m², il faudra demander un permis de construire.

Bon à savoir : les combles sont aménageables lorsque trois conditions sont remplies : une hauteur sous plafond de 1,80 m minium (Loi Carrez), une pente de toit supérieure à 35 %, une charpente adaptée.

Établir un diagnostic acoustique

On l’a vu, les causes des nuisances sonores sont multiples et leur identification compliquée. Mieux vaut ne pas entreprendre un projet d’isolation acoustique du logement en se fiant à sa seule intuition ! Et ce d’autant qu’il n’existe pas de solution universelle qui garantisse un traitement efficace.  

Notre conseil : faites appel à un acousticien ou à un bureau d’études, qui seuls seront à même de réaliser un état des lieux objectif de votre habitation et de vous proposer la solution la plus adaptée.

 

Comment isoler phoniquement son logement ?

Isoler un mur, un plafond, un sol, une fenêtre ou encore une porte relève de procédés distincts que nous vous présentons. Pour être pleinement efficace, le chantier devra être mené globalement.

L’isolation phonique globale

En préambule, soulignons que l’épaisseur de l’isolant est un critère d’efficacité déterminant, quelle que soit la technique retenue.

Pour être performante, l’isolation phonique d’un logement doit être réalisée de manière globale. Le bruit se transmet en effet par toutes les parois : cloisons intérieures, murs extérieurs, porte d’entrée, fenêtre, plafond, plancher, défauts d’étanchéité du bâti…

Le risque d’une isolation partielle : faire apparaître de nouveaux désagréments. Par exemple, installer un double vitrage pour atténuer les nuisances sonores en provenance de l’extérieur peut rendre moins supportables les bruits de voisinage, masqués jusque-là.

 Comment isoler phoniquement un mur ?

S’il n’est pas toujours possible de construire une cloison de masse volumique élevée, on peut atténuer la transmission des bruits en s’appuyant sur le principe de masse-ressort-masse. Trois méthodes peuvent être envisagées :

•    Le doublage sur ossature métallique. C’est une solution performante, qui peut s’appliquer sur tous types de murs. Une lame d’air partiellement garnie d’isolant souple est prise entre le mur existant et la contre-cloison en plaques de plâtre. Cette dernière, vissée sur des montants métalliques, est ainsi désolidarisée du mur pour une efficacité renforcée. Une épaisseur minimale de 10 cm est recommandée pour la structure (ossature comprise). Cette technique, qui offre aussi l’avantage de masquer d’éventuelles imperfections du mur d’origine et de dissimuler les câbles électriques, est également applicable aux plafonds.

isolation mur par doublage sur ossature métallique

•    La contre-cloison maçonnée désolidarisée. Alternative à la technique précédente, elle s’en rapproche à une différence près : la contre-cloison, en carreaux de plâtre ou briques plâtrières, est maçonnée. L’épaisseur totale de l’installation varie entre 5 et 12 cm, et celle de l’isolant entre 50 et 160 mm. Cette solution se caractérise par une excellente résistance mécanique, qui lui permet de supporter des charges élevées.

•    Les complexes de doublage à coller, produits finis prêts à l’emploi. Également appelés « panneaux-sandwichs », ils sont constitués d’un isolant (laine minérale ou plaque polystyrène) d’épaisseur 40 à 100 mm collé sur une plaque de plâtre. Leur efficacité dépend en grande partie de l’épaisseur de l’isolant et ils sont généralement moins performants que les doublages de mur. À noter que les doublages à coller ne peuvent être mis en œuvre que sur des murs verticaux, parfaitement plans et en bon état.

Comment insonoriser le sol ?

Dans les constructions neuves

Dans l’habitat neuf, la masse du plancher protège efficacement des bruits aériens, mais pas des bruits d’impact. Pour y remédier, on installe en général une sous-couche isolante au sol d’environ 5 cm d’épaisseur sous chape flottante, désolidarisée des murs.

En rénovation

Une telle épaisseur d’isolant est très difficile à installer en rénovation. Cela supposerait en effet de rehausser d’autant le niveau des seuils de portes et des plinthes. À défaut, deux solutions sont envisageables :

(1) L’installation d’une moquette avec sous-couche insonorisante intégrée. Efficace dans les constructions récentes à planchers lourds, ce revêtement est généralement insuffisant pour traiter les bruits dans le cas de planchers légers.

(2) La pose d’une sous-couche insonorisante sous le carrelage, parquet ou sol stratifié. Elle peut être constituée de différents matériaux :
- Le polystyrène extrudé, très courant bien que d’efficacité modeste au niveau acoustique. Proposé en dalles ou rouleaux de 1 à 5 mm d’épaisseur, il offre néanmoins une performance thermique satisfaisante.
-  Le liège, apprécié à la fois pour ses qualités isolantes (tant au niveau phonique que thermique) et son origine naturelle. Le matériau est présenté sous forme de rouleaux d’environ 2 mm d’épaisseur.
- Les fibres de bois, en plaques de 1 à 5 mm parfois armées d’un voile de cellulose. Les qualités de cet isolant sont comparables à celles du liège.
- La mousse de polyéthylène, principalement utilisée lors de la pose flottante d’un parquet ou d’un stratifié. Disponible en épaisseurs de 2 à 3 mm, son efficacité acoustique est correcte.

À noter que l’installation d’un pare-vapeur protégeant le revêtement de l’humidité est obligatoire lors de la pose d’un parquet ou d’un stratifié flottant.

isolation sol par pose de panneau PSE

Bon à savoir : La réussite du projet dépend en grande partie de l’absence de point de contact entre le revêtement de sol et tout élément de construction lié au plancher porteur. De même, désolidariser les plinthes du revêtement est essentiel, au risque de les voir devenir de véritables « ponts phoniques ». On utilise pour cela un joint mousse périphérique, collé sur tout le pourtour de la pièce au ras du plancher et rabattu sous la plinthe.

Faux-plafond, panneau à coller : atténuer les bruits en provenance du plafond

Quand les voisins du dessus sont trop bruyants et que la hauteur de la pièce le permet, il est recommandé d’installer un faux-plafond acoustique (ou plafond suspendu).

Très prisée en rénovation, cette technique permet de masquer les défauts éventuels du plafond d’origine, sans engager de lourds travaux, tout en contribuant à l’isolation de la pièce. Celle-ci s’entend à la fois d’un point de vue thermique (la surface à chauffer étant réduite) et acoustique.

Monté sur ossature métallique fixée au plafond d’origine, le plafond suspendu est le plus souvent constitué de plaques de plâtre. L’installation permet d’aménager un espace (le plénum) susceptible d’accueillir un isolant, sous forme de panneaux, dalles ou plaques. La plupart des matériaux disponibles sur le marché peuvent être retenus : laine de verre, laine de roche, mousse de polyuréthane, ouate de cellulose ou de polyester, dalle de liège…

Bon à savoir : il est également possible de renforcer l’isolation phonique du plafond en y installant un panneau prêt à l’emploi, constitué de mousse composite revêtu d’un parement en plâtre. Cette solution adaptée aux petits budgets est néanmoins moins efficace que le plafond suspendu. 

isolation faux plafond avec laine de verre

Des portes isolantes

S’équiper d’une porte d’entrée isolante peut s’avérer judicieux, particulièrement en environnement urbain. On mesure la capacité d’isolation phonique d’une porte par son coefficient d’affaiblissement acoustique Rw. Elle est :

•    Renforcée lorsque Rw est compris entre 28 et 33 dB, 
•    Excellente au-delà de 33 dB.

Les menuiseries en bois massif (comme le chêne) à la masse volumique élevée offrent de solides garanties. Elles sont concurrencées par les portes acoustiques composites (PVC et bois ou encore aluminium et bois) garnies d’un matériau isolant.

Concernant les portes intérieures, leur pouvoir isolant dépend principalement de leur âme, leur partie centrale. Le choix se portera sur un modèle à âme pleine, constitué d’un panneau plein ou tubulaire. Une porte faite de contrecollé de bois massif ou d’aggloméré est reconnue pour ses performances acoustiques. 

Le bruit se transmettant par l’air, il est impératif de traiter l’étanchéité périphérique de la menuiserie, quel que soit le modèle retenu. On utilise pour cela des joints phoniques sur les 3 côtés du dormant. Pour une efficacité renforcée, la partie inférieure de l’ouvrant est équipée d’une plinthe automatique réglable.

porte phonique isolation acoustique

 Isoler ses fenêtres

Investir dans des fenêtres isolantes permet de bénéficier à la fois d’un meilleur confort thermique et acoustique. La qualité de l’isolation dépend de plusieurs facteurs :

•    Le châssis : plus sa masse est élevée, plus il contribuera au confort acoustique de la pièce. Bois massif, PVC, combinaison de deux matériaux… les modèles proposés sont nombreux.
•    L’étanchéité de la menuiserie, mesurée à l’aide du coefficient AEV (ou étanchéité à l’air, à l’eau et au vent). Sa première variable (A) est classée de 1 (faible perméabilité à l’air) à 4 (très bonne perméabilité). Pour gagner en confort, optez pour une fenêtre de coefficient A au moins égal à 3. 
•    Le vitrage. L’installation d’un double vitrage est une précaution nécessaire pour atténuer les bruits extérieurs. Le principe est simple : deux vitres sont séparées par un vide (d’air ou de gaz) qui joue le rôle d’isolant. La plupart des doubles vitrages sont définis par trois chiffres (10/16/4 mm, par exemple) : la première valeur correspond à l’épaisseur du premier vitrage, la seconde à celle du vide, et la troisième à celle du second vitrage. 

Pour l’isolation acoustique, les menuiseries asymétriques, avec deux vitrages d’épaisseurs différentes, est plus épais que le second, sont à retenir. La performance dépend de l’épaisseur des différentes couches et de la qualité du vitrage. Le verre feuilleté, assemblage de feuilles de verre et de films intercalaires constitue une bonne protection contre les effractions, en plus d’être performant au niveau acoustique.

À noter que lors de l’installation de volets roulants, un soin particulier doit être apporté à l’isolation du coffre. Le caisson, élément en aluminium, bois ou PVC dans lequel s’enroulent les lames du volet, est en effet bien souvent peu étanche à l’air. Une fois nettoyé, on le calfeutre avec de la laine de roche, de la mousse massique ou encore à l’aide d’un kit d’isolation prêt à l’emploi.

 

Quel isolant phonique choisir ?

Longtemps largement majoritaires sur les chantiers, les isolants minéraux et synthétiques sont désormais concurrencés par l’émergence de matériaux naturels (ou biosourcés) aux qualités reconnues.

Les isolants acoustiques minéraux et synthétiques

•    La laine de verre, obtenue à partir de sable et de verre recyclé. C’est un très bon isolant acoustique, en particulier pour les fréquences aiguës, et thermique. Imputrescible et résistante au feu, la laine de verre reste un incontournable des chantiers d’isolation. Son principal inconvénient : elle émet de nombreuses poussières lors de la pose, dont il faut se protéger avec des équipements de sécurité adaptés.
•    La laine de roche, aux qualités proches de la précédente. Tout comme la laine de verre, elle garantit isolation acoustique et confort thermique, en particulier pour les bruits d’impact. Son élasticité facilite les opérations de désolidarisation
•    Le panneau de polyéthylène (PE). Durable et facile d’emploi, il est commercialisé en rouleaux, panneaux et tubes. Le polyéthylène est un bon isolant synthétique, bien adapté aux parquets flottants et stratifiés. Son principal inconvénient réside dans sa constitution, à base de matières pétrochimiques difficiles à recycler. 

S’ils sont encore couramment utilisés en sous-couche des revêtements de sol, le polyuréthane et les isolants polystyrènes (notamment le polystyrène expansé PSE) n’offrent pas de solides garanties au niveau phonique. Ils doivent être privilégiés pour l’isolation thermique.


Les isolants phoniques naturels biosourcés

Un isolant naturel biosourcé est issu de matières organiques animales ou végétales, ou d’une filière de valorisation de déchets : fibres de bois, laine de chanvre, ouate de polyester, fibre de textile… autant de matériaux qui peuvent être produits localement et qui nécessitent peu d’énergie pour leur fabrication. En voici une liste non exhaustive : 

•    Les fibres de bois, un bon isolant thermique et acoustique. Certains isolants en fibres de bois contiennent un liant (synthétique ou d’origine naturelle) afin d’obtenir un produit plus souple et plus maniable. Indice de confort acoustique : ●●◐
•    Le liège, sous forme agglomérée ou expansée. Imputrescible et régulateur d’humidité, le liège est un matériau isolant intéressant à condition d’installer des plaques d’au moins 5 mm d’épaisseur. Indice de confort acoustique : ●●◐
•    L’ouate de cellulose : léger, ce matériau est idéal pour l’isolation des cloisons et des faux-plafonds. Indice de confort acoustique : ●●●

Isolation phonique par la ouate de cellulose•    L’ouate de polyester, en grande partie issue du recyclage de bouteilles plastique. Cet isolant ne comporte aucun liant chimique. Indice de confort acoustique : ●●○
•    La laine de chanvre, appréciée pour son excellent bilan environnemental. La dimension des panneaux est adaptée aux structures des maisons à ossature bois et ces fibres peuvent également être utilisées en isolation thermique par l’extérieur (ITE) et isolation thermique par l’intérieur (ITI). Indice de confort acoustique : ●●○

Les isolants thermo-acoustiques, chimère ou réalité ?

« Quitte à engager un lourd chantier, autant mener de front isolation thermique et acoustique. » 

Face au coût que représentent des travaux d’isolation, il est tentant de vouloir en profiter pour réduire sa facture énergétique tout en se protégeant des bruits extérieurs. Certains produits commercialisés sont présentés comme efficaces à la fois thermiquement et phoniquement. C’est notamment le cas des complexes de doublages, constitués d’un isolant PSE ou de laine minérale dernière génération revêtus d’une plaque de plâtre BA10 ou BA13. Plus écologiques, les panneaux associant plusieurs isolants biosourcés (fibres de chanvre, coton et lin, notamment) rencontrent un succès grandissant.

Notre avis : Loin d’être inutiles, ces dispositifs ont prouvé leur efficacité sous certaines conditions. Attention en effet à ne pas en attendre des miracles : se contenter d’installer un doublage thermo-acoustique sur les murs d’une pièce n’aura qu’un impact limité sur le confort thermique si l’étanchéité des fenêtres est défaillante. En outre, seules les nuisances sonores faibles ou modérées seront atténuées.

En conclusion, seule une isolation globale de l’habitat, avec une attention particulière sur l’étanchéité à l’air, offre la garantie d’un bien-être thermique et acoustique optimal.

 

La réglementation acoustique des bâtiments

L’acoustique des bâtiments et le pouvoir isolant des matériaux sont encadrés par un certain nombre de règlements et normes. En voici les principaux :

  • La nouvelle réglementation acoustique (NRA) introduit des exigences minimales en termes d’isolation. Cette réglementation s’applique à tous les bâtiments neufs dont le permis de construire est postérieur au 1er janvier 1996 et aux extensions de bâtiments existants. Depuis 2000, elle impose des niveaux minimums d’isolation aux bruits aériens extérieurs (30 dB minimum), intérieurs (53 dB minimum), et un niveau maximum d’exposition aux bruits d’impact (58 dB). À noter que la NRA ne fixe aucune exigence pour ce qui est des travaux d’isolation acoustique dans l’ancien ni pour l’isolation entre les pièces d’un même logement. 
  • La norme Acotherm évalue la capacité d’isolation thermique et acoustique des menuiseries extérieures (fenêtres, bloc-baies, bloc-portes extérieurs) et intérieures (bloc-portes intérieurs en bois, trappes…). Délivrée par le CSTB, elle classe notamment les produits en fonction de leur capacité d’affaiblissement acoustique pondéré. Une fenêtre classée Ac4 affiche un coefficient Rw de 39 quand un bloc-porte intérieur classé Aci7 se caractérise par un Rw supérieur à 47, par exemple.
  • Le Label CEKAL AR classe le niveau de performance acoustique d’un vitrage en 6 catégories : de AR1 (capacité d’atténuation au moins égale à 25 dB) à AR6 (capacité d’atténuation au moins égale à 37 dB).
 

Conclusion : l'isolation phonique d'un logement en résumé vidéo

En conclusion, faisons un résumé en vidéo des différentes typologies de bruits dans un logement, et les solutions existantes pour réduire leur propagation.

 

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