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Les normes et classifications du carrelage intérieur

Au fil du temps, un carrelage subit les effets de l’usure, de chutes d’objets en tous genres, du frottement du mobilier et des projections d’eau… Le revêtement qu’on s’apprête à choisir pour un salon, une cuisine ou une salle de bains aura parfois la vie dure ! Pour apprendre à identifier d’un coup d’œil les performances d’un carrelage intérieur, voici un décryptage des normes et certifications en vigueur.

Les classements du carrelage, des repères pour bien choisir

 

Classement UPEC, norme PEI, norme de résistance à la glissance… un grand nombre de carrelages aujourd’hui sur le marché sont associés à des normes et certifications spécifiques.

Adoptées par les industriels pour valider les performances de leurs produits, ces classifications sont autant de repères pour orienter ou conforter son choix d’un carrelage intérieur véritablement adapté à son usage.

En effet : au-delà du critère esthétique, le choix d’un carrelage dépend de ses caractéristiques techniques et de la nature du lieu où il trouvera sa place.

Pour comprendre l’utilité des différents classements de carrelage, il est important de savoir que :

  • Ils attestent des caractéristiques minimales obtenues par un produit, à l’issue de tests, pour une utilisation spécifique : espace à faible trafic, sol mouillé, usage mural et/ou au sol, etc.
  • Il s’agit pour la plupart de « méthodes de laboratoire », dont il faut relativiser la portée une fois le revêtement posé, dans un environnement donné.
  • Ce sont des standards nationaux et/ou européens, définis par des organismes spécialisés et appliqués aujourd’hui à de nombreuses références sur le marché.

Les principaux critères de performance pris en compte sont :

  • La résistance à certaines contraintes mécaniques, à l’usure et à l’eau (classement UPEC),
  • La résistance à l’abrasion de surface (classement PEI, pour les carreaux émaillés uniquement),
  • L’adhérence (norme de résistance à la glissance).

Abordons-les plus en détail !

Le classement UPEC et la performance globale du carrelage

 

Cette certification française, mise en place et délivrée par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), concerne à la fois un revêtement et le local auquel il est destiné.

  • C’est un classement de durabilité, indiquant l’usage qu’il sera fait du revêtement dans le lieu où il sera posé.
  • Il est valable pour tous les carreaux de sol en céramique (les carrelages muraux ne sont pas pris en compte).
  • Le classement UPEC ne concerne pas que les carrelages : il est aussi valable pour les revêtements de sol résilients, les sols stratifiés, les revêtements de sol textiles, les moquettes touffetées et tissées en lés à velours 100 % polyamide.

À noter : les carreaux en terre cuite ne sont pas concernés par le classement UPEC.

L’objectif du classement UPEC

Le classement UPEC garantit qu’un carrelage est apte à être posé dans un local donné.

  • Le système UPEC identifie 8 types de locaux : habitations, bureaux, gares et aéroports, commerces, établissements scolaires et établissements hôteliers, hôpitaux, maisons d'accueil pour personnes âgées.
  • Chaque type de local est caractérisé par des sollicitations mécaniques, physiques et chimiques pouvant contribuer à la dégradation du revêtement de sol. Naturellement, plus ces sollicitations sont élevées, plus le carrelage associé devra être résistant, plus son classement UPEC sera élevé.
  • Un carrelage est considéré adapté si son classement est au moins égal à celui du local auquel il est destiné. Cette aptitude est donnée pour une utilisation d’environ 10 ans.

Que signifie « UPEC » ?

Le classement UPEC correspond à 4 critères. Chacun est défini par une lettre et un indice chiffré indiquant un niveau de résistance croissant :

  • « U » pour « Usure à la marche et au piétinement ». Il s’agit de la résistance aux effets du trafic, essentiellement pédestre : rayures, abrasion, tassement, encrassement, évolution de l’aspect. Ce critère comprend les valeurs U2, U2S, U3, U3S, U4.
  • « P » pour « Poinçonnement », c’est-à-dire la résistance à l’action mécanique du mobilier (fixe ou mobile) et les chocs causés par la chute d’objets. Ce critère comprend les valeurs P2, P3, P4 et P4S.
  • « E » pour « Eau ». Désigne le comportement d’un revêtement de sol en fonction de la fréquence de la présence d’eau ou d’humidité. Ce critère comprend les valeurs E1, E2 et E3.
  • « C » pour « agents Chimiques et produits tachants ». Caractérise la résistance à l’apport ou à l’emploi de substances impactant la durabilité du revêtement de sol (des taches, par exemple). Ce critère comprend les valeurs C0, C1 et C2.

Comment lire le classement UPEC ?

Un carrelage classé UPEC sera donc défini par sa performance vis-à-vis de ces 4 critères. Dès lors, il est facile de « lire » son classement pour déterminer le meilleur usage :

  • Pour un salon ou une entrée, deux pièces au trafic modéré à intense, il faut être attentif aux valeurs « U » et « P ». L’UPEC d’un carreau U4P3E1C1, par exemple, indique une résistance durable à l’usure et au poinçonnement (passage intense de mobilier roulant ou chute de lourdes charges).
  • Pour une cuisine ou une salle de bains, au sol plus exposé à l’humidité, ce sont les valeurs « E » et « C » qui auront de l’importance. L’UPEC d’un carreau U2P2E3C2 signale que le revêtement est particulièrement apte à résister aux projections d’eau et à l’action de produits chimiques courants (alimentaires, d’entretien ménager ou pharmaceutiques).

Le classement PEI et la fréquence de passage

 

Ce classement européen, développé par le Porcelain Enamel Institute (PEI), évalue la performance d’un carrelage selon un critère principal : la résistance à l’abrasion.

  • C’est une classification d’usage qui renseigne, comme le classement UPEC, sur le lieu d’application d’un carrelage.
  • Le classement PEI est valable uniquement pour les carreaux émaillés (le carrelage en grès cérame pleine masse n’est donc pas concerné).

L’objectif du classement PEI

Le classement PEI vise à évaluer et identifier la résistance d’un carrelage de sol intérieur à l’usure selon le lieu d’usage. La classification s’appuie sur le niveau d’exposition aux particules abrasives, du moins au plus important :

  • PEI 1 : concerne les carrelages destinés aux pièces de faible passage, peu exposées aux contraintes d’abrasion (salle de bains, chambre à coucher ne donnant pas sur l’extérieur).
  • PEI 2 : indique la possibilité de poser un carrelage dans une pièce au passage modéré, exposée de manière occasionnelle à des particules abrasives. Il s’agit de l’ensemble des pièces à vivre : salon ou chambres, à l’exclusion de l’entrée ou de la cuisine.
  • PEI 3 : désigne les carrelages pouvant supporter un passage fréquent, dans des lieux souvent exposés aux contraintes d’abrasion (entrée, cuisine, couloir, balcon, terrasse à usage résidentiel).
  • PEI 4 : caractérise les carrelages de résistance supérieure. Ils sont adaptés aux hôtels, aux cuisines professionnelles, aux sanitaires collectifs, aux commerces ou aux salles d’exposition.
  • PEI 5 : identifie les carrelages soumis à un passage intense, de longue durée et fortement exposés aux particules abrasives (centres commerciaux, halls de gare et d’aéroport, restaurants d’entreprise, locaux industriels).
Salle à manger qui donne sur la terrasse avec carrelage effet pierre

La norme de résistance à la glissance

 

Cette norme évalue les performances antidérapantes d’un carrelage. Il s’agit d’un référentiel français (la norme XP P 05-011), reprenant deux standards d’évaluation allemands :

  • La résistance à la glissance pieds chaussés (norme DIN 51 130),
  • La résistance à la glissance pieds nus (norme DIN 51 097).

Là encore, il s’agit de classer des locaux en fonction de leurs caractéristiques et d’y associer différentes valeurs pour caractériser les performances d’un carrelage.

Pourquoi mesurer la résistance à la glissance ?

La « glissance » d’un carrelage se définit comme « un état de surface présentant un très faible coefficient de frottement ». D’ordinaire, plus un carrelage est d’aspect « structuré », moins sa glissance est élevée, plus il est antidérapant. Pour des raisons de sécurité, cette caractéristique aura une incidence dans le choix et la destination d’un carrelage (rappelons que les chutes par glissades figurent parmi les accidents les plus fréquents).

Salon moderne avec carrelage effet pierre

La norme « R » et la norme « ABC »

La norme « R » (ou PC pour « pieds chaussés »)

Cette norme évalue la résistance à la glissance pieds chaussés. Elle s’appuie sur des tests mesurant la perte d’équilibre d’un utilisateur chaussé, sur un carrelage couvert d’huile et de plus en plus incliné. Cette méthode d’évaluation comprend 5 résultats, avec leurs applications respectives :

  • R9 (NF PC6) : adhérence normale (inclinaison allant de 3 à 10°)
    Le carrelage peut être posé sur une terrasse couverte, dans une salle de bain, une salle à manger, un salon, etc.
  • R10 (NF PC10) : adhérence moyenne (inclinaison allant de 10 à 19°)
    Le carrelage peut être posé sur une terrasse ou un balcon abrités, une entrée, etc.
  • R11 (NF PC20) : adhérence élevée (inclinaison allant de 19 à 27°)
    Le carrelage peut être posé sur une terrasse ou un balcon exposés ou à proximité d’un point d’eau (piscine, bassin, etc.).
  • R12 (NF PC27) : forte adhérence (inclinaison de 27 à 35°).
  • R13 (NF PC35) : très forte résistance (plus de 35° d’inclinaison).

Les deux derniers niveaux sont en général réservés aux applications spécifiques ou professionnelles (cuisines collectives, laboratoires, etc.).

La norme « ABC » (ou PN pour « pieds nus »)

Cette norme évalue la résistance à la glissance pieds nus. La procédure de test sur plan incliné diffère de la précédente, en ceci que l’utilisateur est pieds nus, sur un carrelage couvert d’eau. Cette méthode d’évaluation comporte 3 résultats :

  • A (NF PN12) : adhérence moyenne.
    Le carrelage convient pour une salle de bains, une salle de douche ou un sauna.
  • B (NF PN18) : adhérence élevée.
    Le carrelage convient pour un bac à douche, une plage de piscine autour d’un bassin, une pataugeoire (niveau compatible avec la norme PMR).
  • C (NF PN24) : forte adhérence.
    Le carrelage convient pour un bord de bassin incliné, un escalier conduisant à l’eau, un pédiluve (niveau compatible avec la norme PMR).

Bon à savoir : la notation R9, R10, etc. est la plus fréquemment rencontrée. En fonction de sa destination, de ses propriétés (et de la volonté du fabricant de faire valider les performances de ses produits), un carrelage peut toutefois cumuler deux valeurs : R11 et B, par exemple, pour un carrelage davantage réservé à un usage extérieur (bordure de piscine).

La norme de glissance pieds nus

Antidérapant, mais pas trop

Plus un carrelage est antidérapant, plus sa surface est structurée et son entretien… complexe. C’est un élément supplémentaire à prendre en compte au moment du choix, en accord avec la finition : satinée ou semi-brillante, pour un nettoyage facilité.

  • Pour une salle de bains, un carrelage de résistance R9 ou R10 est jugé suffisant. Il peut éventuellement être accompagné d’un indice A, B ou C, indiquant sa résistance à la glissance pieds nus.
  • Dans le cas d’une douche italienne, un carrelage de résistance R10 ou R11 accompagné d’un indice B ou C est recommandé.

Choisir un carrelage pour l’extérieur

S’il est destiné à un usage extérieur, un carrelage sera exposé d’une manière ou d’une autre aux intempéries ou aux éclaboussures d’eau :

  • Pour une terrasse ou une allée, un carrelage doit garantir de bonnes performances antidérapantes (R10 au minimum, R11 si totalement découverte), surtout si le sol est légèrement incliné.
  • Pour une bordure de piscine, la valeur R11 est plutôt recommandée. La notation A, B ou C est également à prendre en compte (A+B+C étant la notation maximale).
Salon d'extérieur en bord de mer avec carrelage

Pour conclure

 

Un carrelage peut afficher les meilleures performances en matière de résistance au poinçonnement ou aux projections de liquides, il n’en est pas moins exposé aux atteintes du temps, ainsi qu’à d’éventuels « mauvais traitements ».

Quel que soit le produit choisi, il convient de suivre quelques règles pour préserver la durabilité et l’aspect du revêtement :

  • Assurer la pose dans les règles de l’art.
  • Protéger autant que possible la surface des éléments abrasifs (un caillou coincé dans une semelle peut faire des dégâts importants…) ou salissants.
  • Apporter un entretien régulier, même minimal, avec un produit de nettoyage adapté.

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