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Rénover un plancher : comment aborder le chantier ?

Pour résoudre un défaut de planéité, améliorer l’acoustique ou remplacer un plancher trop dégradé, les solutions de rénovation de plancher ne manquent pas ! Le choix dépendra de l’état du support, des exigences liées au bâti et des performances attendues… Pour faciliter vos décisions, faites le point sur les principales techniques permettant de redonner à un plancher toute sa jeunesse.

Le plancher ancien : particularités et contraintes

Qu’il soit en bois, en béton ou en acier, un plancher est un élément de construction exposé à de lourdes sollicitations. Il est normal qu’il s’altère au fil du temps. Outre ces effets, les causes de dégradation d’un plancher sont multiples : 

•    Surcharges,
•    Suppression d’un mur de refend,
•    Infiltrations, 
•    Affaissement des murs porteurs,
•    Insectes et champignons,
•    Phénomènes sismiques,
•    Défauts structurels, etc.


Résultat : le plancher s’affaisse et se déforme en présentant des différences de niveaux plus ou moins importantes. N’assumant plus son rôle de support plan, il devient difficilement praticable ou aménageable, voire dangereux. 

De plus, un plancher ancien peut se révéler incompatible avec des contraintes qui n’existaient pas lors de sa mise en œuvre : résistance au feu, performances acoustiques et thermiques… Autant de défauts qu’un chantier bien maîtrisé permettra de corriger !

 

Avant d’intervenir sur un plancher…

Quel que soit le degré d’intervention, la rénovation ou la réhabilitation d’un plancher est un chantier d’envergure qui exige du savoir-faire et des compétences professionnelles. C’est aussi l’occasion d’y apporter des améliorations : une isolation thermique et/ou une isolation acoustique, un chauffage au sol, etc. Pour envisager ces travaux dans les meilleures conditions, il est utile de se poser quelques questions : 


Dans quel état est le plancher ?

Tout projet commence par un examen minutieux des signes de dégradation : 

•    Un plancher bois peut être fragilisé par des parasites, la présence d’humidité ou des surcharges. L’inspection du solivage peut révéler plusieurs éléments abîmés, justifiant le remplacement partiel ou total de la structure porteuse.

•    Un plancher béton peut être victime d’infiltrations d’eau à l’origine d’une corrosion des armatures métalliques. Il peut aussi comporter des fissures anormales, structurelles. 

•    Un plancher métallique peut présenter des traces d’oxydation, en raison d’un défaut d’aération ou d’un problème d’humidité. 

Pour en savoir plus, consultez notre conseil d’expert dédié aux différents types de plancher

Plancher ancien : comment le rénover ?


Réhabiliter ou rénover, des chantiers différents ?

De même qu’il existe une différence entre « plancher » et « parquet », les termes « réhabilitation » et « rénovation » n’ont pas tout à fait la même signification. Même si, à l’usage, ils sont souvent employés indifféremment, il est bon de savoir que :

•    La réhabilitation d’un plancher consiste en général à exécuter des travaux permettant sa conservation, partielle ou totale. 

•    La rénovation implique des travaux plus importants, allant jusqu’au remplacement du plancher. 

La nature et l’importance des travaux dépendront du diagnostic réalisé, mais aussi de la composition du plancher : un support ancien étant constitué de matériaux naturels, les modifications apportées doivent lui permettre de continuer à respirer. 

Bon à savoir : la dimension esthétique ou patrimoniale est également à considérer : un plancher d’habitation classée, ou présentant un solivage sculpté ou peint, peut limiter le champ des interventions. 


Plancher d’étage, haut de rez-de-chaussée ou combles ?

À chaque niveau d’une habitation correspond un type de plancher, avec des caractéristiques particulières : 
•    Un plancher d’étage ne subit pas les mêmes contraintes qu’un plancher haut de vide sanitaire ou un plancher haut de sous-sol. 

•    La structure d’un plancher de combles peut ne pas être porteuse. 

Dans chaque cas, les techniques et les matériaux employés pour la réhabilitation ou la rénovation vont sensiblement varier. 

Rénovation : les typologies de planchers

Quelle est la résistance du support ? 

Des travaux mal entrepris ou inadaptés peuvent avoir des conséquences pour le logement, ses occupants ou ceux de l’étage inférieur. Par exemple, un plancher ragréé avec une chape trop lourde court le risque de se déformer encore plus, voire de se rompre… 

Important ! Seul un bureau d’études saura vérifier la capacité d’un plancher à supporter des travaux, en évaluant avec précision : 

•    La solidité du support : son aptitude à prendre en compte le poids d’un revêtement supplémentaire (chape, dalle, panneaux).

•    La rigidité du support : sa capacité à limiter les déformations d’une charge supplémentaire et sa compatibilité avec les déformations du nouveau support. 

 

Rénovation plancher : panorama des techniques

Avant d’envisager la démolition d’un plancher et sa reconstruction, il existe de nombreuses alternatives pour rattraper des différences de niveau ou améliorer ses performances. Passage en revue des interventions possibles sur un plancher en bon état, une structure saine ou un support très dégradé. 

Bon à savoir : là encore, il est indispensable de se tourner vers un bureau d’études en amont des travaux de rénovation.


Renforcer la structure porteuse du plancher

Si le support est sain et la hauteur sous plafond suffisante au niveau inférieur, un plancher bois peut être renforcé par un doublage des solives avec des pièces de section équivalente : poutres en bois massif ou poutres composites (pour des portées supérieures). Sur un plancher métallique, la structure peut être renforcée par des IPN (poutrelle en I à profil normal). 

À noter que la pose d’un faux plafond en sous-face est obligatoire (il permettra de renforcer l’efficacité acoustique par l’ajout d’un isolant). 

Une technique plus sophistiquée recourt à des poutrelles en profilé métallique, venant habiller le solivage en renfort. Ce procédé a le mérite de préserver la hauteur sous plafond du niveau inférieur. 

Le cas particulier des combles : dans une maison ancienne, le plancher des combles est souvent réalisé avec des solives de faible section, donc non porteuses. S’il est prévu d’aménager cet espace, il est nécessaire de renforcer la structure pour l’adapter aux nouvelles contraintes de charge. 


Rattraper la planéité avec un plancher supplémentaire

Lorsque le support d’origine peut être conservé, il est possible de rattraper la planéité en réalisant un plancher sur l’existant. Autre avantage : le vide éventuellement créé par la pose d’un plancher supplémentaire peut être comblé par un isolant (laine minérale, bande résiliente) pour améliorer l’efficacité thermique et acoustique. 

Le plancher en bois

Une technique courante consiste à poser des lambourdes sur le support existant, en ajustant leur hauteur à l’aide de cales. L’ensemble est ensuite revêtu de panneaux (panneau de bois OSB, dalles en aggloméré) ou d’un platelage en bois massif. L’ajout d’une bande résiliente sur les lambourdes atténue les bruits d’impact. 

Le plancher bois-béton et le plancher collaborant

Il est réalisé en coulant une couche mince de béton ou de béton de résine sur le plancher existant. Le nouveau revêtement est solidarisé à l’ancien par des connecteurs ou des encoches. Ce plancher combine les performances des deux matériaux, bois et béton. 

Une alternative « acier-béton », ou plancher collaborant, consiste à déposer des tôles en acier galvanisé sur un solivage sain, avant d’y couler une dalle de béton venant se « lier » avec les nervures du revêtement.

Réhabiliter un vieux plancher : les solutions

Le plancher surélevé ou faux plancher

C’est un type de plancher « technique », davantage adapté aux bâtiments tertiaires. Il repose sur la création d’un plénum entre le sol d’origine et un revêtement en dalles, posé sur une structure en vérins. Efficace en matière d’isolation des bruits d’impact et aériens, il permet également le passage de gaines traversantes et de réseaux électriques. 

À noter : Ces technique sont préconisées en particulier lorsque l’aspect de la sous-face doit être préservé. Elles ne sont pertinentes que si la hauteur sous plafond de la pièce de destination le permet. 


Ragréer avec une chape ou une dalle

Quand son état l’y autorise, un plancher en bois ou en béton peut être utilisé comme support de chape ou de dalle. Cette technique permet de corriger la planéité du support en l’utilisant comme coffrage perdu. Elle est adaptée pour les planchers en bois massif et les planchers de doublage en panneaux assemblés à rainure et languette sur paroi porteuse en bois. 

À noter : si le support reçoit une chape liquide ou à base de mortier, il est indispensable de maîtriser les transferts d’humidité avec un film d’interposition. Dans le cas des planchers en bois flottants, la pose d’une chape reste exceptionnelle, en raison d’un risque accru de déformation du support. 

Pour réaliser le ragréage, plusieurs solutions existent :

•    La chape sèche est réalisée à partir d’une couche de granulats secs déposée sur un film anti-fluage. Elle est recouverte d’un revêtement simple ou double en plaques rigides (plâtre, ciment armé en fibre de verre, gypse ou gypse renforcé). C’est une solution de rénovation légère, permettant une remise à niveau rapide, avec une atténuation performante des bruits d’impact.

•    La chape liquide, à base de ciment ou d’anhydrite (liant en poudre à base de sulfate de calcium) est mise en œuvre par pompage. C’est un procédé autonivelant, compatible avec un chauffage au sol. Sa réalisation est toutefois plus lourde et demande un temps de séchage. 

•    La chape de mortier est une technique de ragréage courante, bien que plus complexe (égalisation, talochage). Elle peut nécessiter un complément d’isolation pour une meilleure performance thermique. La chape de mortier peut être adhérente ou flottante. 

•    La chape allégée  ou chape légère se compose d’un mélange de ciment et de billes isolantes (en carbone, polystyrène, argile ou roche expansée), recouvert de plaques de plâtre, fibre-gypse ou ciment. C’est une solution tout indiquée en rénovation, dans la mesure où elle limite les risques de surcharge. Son faible poids n’enlève rien à ses vertus isolantes.


Déposer le plancher existant

Quand la structure porteuse d’un plancher bois est saine, mais sa plateforme trop dégradée, il est nécessaire de remplacer cette dernière. Différentes techniques sont possibles : 

•    Pose de panneaux bois en sous-face, recouverts d’une armature en caissons de bois comblés par un isolant thermique (laine de roche) ou phonique (sable). L’ensemble est recouvert d’un nouveau revêtement en panneaux ou un plancher flottant. 

•    Réalisation d’une sous-face en bacs acier sur le solivage, puis coulage d’une dalle mince en béton. 

•    Pose d’un plancher « sec » acier-bois : une tôle d’acier nervurée est utilisée comme structure porteuse d’un revêtement en panneaux de bois. 


Construire un nouveau plancher

Si le plancher présente un affaissement généralisé, son remplacement est la plupart du temps inévitable. Là encore, plusieurs solutions existent : 

Les solutions de rénovation traditionnelles

•    Le plancher en bois massif. Il est toujours possible de reconstruire un plancher classique avec solivage et poutraison en bois massif. Une rénovation à l’identique permet de préserver l’esthétique d’origine. Pour en savoir plus, consulter notre dossier « Plancher bois : les clés d’une pose réussie ».

•    Le plancher en béton préfabriqué. Sa structure, composée d’une structure en béton armé (poutrelle béton préfabriquée) et de hourdis, supporte une dalle de compression mince en béton. C’est un plancher léger et rapide à mettre à œuvre, adapté à la rénovation. 

Rénovation d'un plancher bois

À noter que le CPT plancher impose de réaliser un plan de dépose, une nomenclature ainsi qu’une note de calcul.

Les solutions de rénovation « composites »

Leur mise en œuvre est similaire à celle des planchers traditionnels, à ceci près qu’elle fait appel à des matériaux plus légers ou à différents matériaux. On distingue : 

•    Le plancher en poutres composites : il est réalisé avec des poutres en I, composées d’une âme en dérivé du bois (OSB, fibres dures) ou en tôle d’acier et de deux membrures en épicéa, lamibois ou lamellé-collé. Il facilite la pose d’un isolant (laine de verre) en sous-face et le passage des gaines techniques

•    Le plancher sur ossature métallique. Également employé pour sa légèreté, ce type de plancher métallique repose sur la mise en œuvre de poutres muralières accueillant des solives en acier. La structure créée peut recevoir des panneaux de bois (OSB, aggloméré, MDF) ou bien des bacs aciers utilisés en coffrage perdu pour le coulage d’une chape. En sous-face, la pose d’un faux-plafond en plaques de plâtre permet de dissimuler l’isolation acoustique. 

•    Le plancher en béton avec poutrelles métalliques intégrées. Il consiste à remplacer le solivage d’un plancher bois ancien par des poutrelles métalliques, puis de couler une dalle en béton armé entre celles-ci. Ce procédé permet de réaliser un plancher en béton armé en rénovation, sans fragiliser les murs porteurs par des saignées trop importantes.

 

Principaux documents de référence

 

Les règles de mise en œuvre des différentes techniques de rénovation de plancher sont détaillées dans les documents suivants :

•    DTU 52.10 – Mise en œuvre de sous-couches isolantes sous chape ou dalle flottante et sous carrelage scellé.
•    DTU 51.3 – Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois.
•    DTU 26.2 – Chapes et dalles à base de liants hydrauliques. 
•    DTU 57.1 – Planchers surélevés (à libre accès).
•    DTU 13.3 – Dallages – Conception, calcul et exécution.
•    CPT « Exécution des enduits de sol intérieurs pour la pose de revêtements de sol – Rénovation » 
•    CPT Plancher
•    Recommandations professionnelles
pour les chapes et dalles sur plancher bois – Rénovation.

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