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Tout savoir sur l’ardoise

Réputée pour son esthétique et sa durabilité, l’ardoise est utilisée en couverture et en bardage depuis des siècles. Aujourd’hui, l’emploi de ce minéral s’étend du revêtement de sol jusqu’au plan de travail et même au mobilier. Qu’est-ce qui fait de l’ardoise un matériau unique ? Ce conseil d’expert vous dit tout sur ses performances, sa pose et les éléments à connaître pour choisir une couverture de qualité.

L’ardoise, élégante et résistante au naturel

Chaque année, environ 200 000 tonnes d’ardoise sont posées en couverture en France, faisant de l’Hexagone le premier consommateur mondial. C’est dire la notoriété de ce matériau, présent à la fois dans l’habitat et dans les plus grands monuments historiques ! Un succès dû aux qualités naturelles de l’ardoise, autant qu’à sa capacité à habiller les toitures les plus diverses.

Une roche singulière

L’ardoise est un minéral de la famille des schistes. Sous l’effet de fortes pressions et de hautes températures, cette roche métamorphique s’est transformée en gisements ardoisiers. Extraite en blocs, elle est taillée et/ou traitée en surface pour obtenir des éléments au format et à la finition souhaités.

L’ardoise se caractérise par un grain fin et une structure particulière en feuillets, se détachant les uns des autres. On retient surtout sa teinte gris foncé uniforme. Mais il existe de nombreuses nuances d’ardoise : bleu-gris, rose, or, vert ou violet comme l’ardoise originaire du Québec...

Autrefois développée, la production française d’ardoise se résume aujourd’hui à quelques gisements locaux. La majeure partie des produits utilisés en France est donc originaire d’Espagne.

À noter : une ardoise est susceptible de comporter des cristaux de pyrite, un métal dont la corrosion peut fragiliser le matériau ou altérer son aspect.

Un matériau aux qualités plurielles

L’ardoise est un minéral non poreux et peu sensible aux variations de température. Elle est d’une exceptionnelle longévité : une couverture en ardoise peut durer jusqu’à 100 ans et plus.

L’ardoise est aussi appréciée pour :

  • Sa finesse, adaptée à la réalisation de toitures complexes,
  • Ses qualités isolantes : elle présente de bonnes performances thermiques,
  • Sa résistance au gel, à la pluie, au feu, aux acides et à la pollution atmosphérique,
  • Son aspect quasi inaltérable face aux effets du temps et des intempéries.

Ces qualités destinent l’ardoise à une grande variété d’emplois, au-delà de la couverture. Elle peut être utilisée comme :

  • Revêtement de sol intérieur et extérieur pour une terrasse ou une pièce à vivre,
  • Parement mural intérieur dans une salle de bains,
  • Bardage extérieur pour une habitation moderne ou traditionnelle,
  • Aménagement de jardin,
  • Plan de travail, mobilier.

Un produit « eco-friendly »

L’ardoise est un matériau à l’impact environnemental réduit :

  • Hormis les opérations de taille, elle subit peu de transformations,
  • Aucun traitement chimique n’est utilisé lors de sa production,
  • Son entretien est réduit (un démoussage tous les 10 à 15 ans),
  • Sa durée de vie étendue compense l’énergie grise dépensée pour sa production.

Bon à savoir : l’ardoise est réputée pour ses propriétés d’absorption et de rediffusion de la chaleur. Des qualités exploitées pour réaliser des panneaux solaires thermiques, en association avec un circuit relié à la production d’eau chaude.

Une alternative économique : l’ardoise synthétique

L’ardoise synthétique en fibres-ciment est appréciée pour sa légèreté, son imperméabilité, mais aussi la diversité de ses formats et de ses couleurs. Plus abordable que l’ardoise naturelle, elle se révèle très résistante et convient pour de nombreuses applications.

On lui attribue toutefois une durée de vie plus réduite, de l’ordre de 30 ans. Elle est aussi plus exposée au développement des mousses et des lichens. Elle nécessite donc un entretien plus régulier.

 

Les couvertures en ardoise

Employée en couverture, l’ardoise relève tous les défis : c’est le matériau de prédilection des toitures pentues et des architectures audacieuses. Tout en affichant une identité régionale forte, elle s’intègre partout grâce à des formats et des techniques de pose variés.

Les types et formats d’ardoise

Caractéristiques régionales

Historiquement, les toitures en ardoise se sont développées à proximité des bassins ardoisiers. Principalement : Anjou, Bretagne, Normandie, Ardennes, Corrèze, Pyrénées et Alpes.

Elle est aujourd’hui répandue dans toute la France, avec des variantes tenant compte des exigences des plans locaux d’urbanisme (PLU) et des traditions régionales (plutôt épaisse en Bretagne et dans les Pyrénées, fine et régulière en Normandie et en Anjou, ronde en Aveyron, etc.).

Caractéristiques techniques et esthétiques

L’ardoise est adaptée aux toitures pentues, d’une déclivité supérieure à 15-20 % et jusqu’à la verticale. Elle ne convient pas pour les toitures plates et de forme ronde.

L’épaisseur d’une ardoise de couverture varie entre 2,7 et 9 mm (les ardoises les plus fines sont en général réservées aux parties de toiture les moins sollicitées, comme les pentes d’un toit mansardé).

Il existe une grande variété de modèles d’ardoise, identifiés en fonction de leur forme, de leur couleur et de leurs dimensions. Les principaux modèles utilisés en France sont les suivants :

  • La carrée,
  • La rectangulaire,
  • La losangée,
  • L’écaille ou la ronde,
  • L’ogive,
  • La rombo
Ardoise rectangulaire, ronde, en losange ou panachée

Principaux formats

Les variantes dimensionnelles des ardoises sont également nombreuses. Voici les formats les plus courants :

30x22 cm (1ère Carrée Forte) 32x22 cm
30x20 cm (2ème Carrée) 24x40 cm
25x18 cm (3ème Carrée) 30x60 cm
22x16 cm (Cartelette) 30x30 cm
30x16 cm (Grande Moyenne) 33x33 cm
27x18 cm (Moyenne) 35x35 cm
27x16 cm (Flamande) 35x22 cm
35,5x25 cm (Reconstruction) 40x22 cm
  40x40 cm

Comment identifier une ardoise de qualité ?

Le classement des qualités d’ardoise est régi par la norme européenne EN 12326-20. Ce référentiel décrit les caractéristiques physico-chimiques de l’ardoise en s’appuyant sur 3 critères principaux (symbolisés par les lettres A, T et S). Cette codification obligatoire doit être associée au produit commercialisé.

En complément de cette norme européenne, le Label Marque Norme Française NF 228 ardoises impose des exigences supplémentaires. De fait, il est associé aux ardoises de la qualité la plus élevée.

A = le taux d’absorption d’eau

Cette valeur mesure le taux d’absorption d’eau. Elle permet d’évaluer la porosité d’une ardoise et indique si elle est sensible au gel :

Qualité A1
Moins de 0,6 %
Qualité A2
Plus de 0,6 %
Label Marque NF
Moins de 0,4 %

T = la résistance à l’oxydation et aux chocs thermiques

La valeur T renseigne sur la résistance de l’ardoise aux altérations : oxydation, apparition de taches ou de trous de perforation.

Qualité T1
Bonne résistance à l'oxydation. Peu ou pas de changement d'aspect, oxydation des particules métalliques. Label Marque NF : coulures de rouille non tolérées.
Qualité T2
Oxydation ou changement d'aspect sans modification de la structure : coulures de rouille ou taches de décoloration.
Qualité T3
Oxydation ou changement d'aspect avec risque de formation de trous.

S = l’exposition aux pluies acides (dioxyde de soufre)

Cette valeur est utile dans les régions où la pollution automobile, industrielle ou urbaine est significative. Le dioxyde de soufre étant susceptible de ramollir une ardoise, il est recommandé d’employer un modèle plus épais.

Qualité S1 (+ Label Marque NF)
Acceptable dans toutes les conditions : aspect inchangé, sans ramollissement.
Qualité S2
Acceptable selon épaisseur et teneur en carbonate : ramollissement possible, obligation d'employer une ardoise d'épaisseur majorée (+5 %).
Qualité S3
Acceptable selon épaisseur et teneur en carbonate : ramollissement, obligation d'employer une ardoise d'épaisseur > 8 mm.

Par exemple : une ardoise notée A1/T1/S1 sera de première qualité, tandis qu’une ardoise A2/T2/S3 présentera une sensibilité plus élevée au gel et à la rouille.

Les autres critères d’évaluation

Pour déterminer la qualité et l’aspect d’une ardoise, les normes en vigueur s’appuient sur d’autres critères, parmi lesquels :

  • La planéité : normale, rugueuse, texturée, lisse, très lisse, « coffine » (légèrement bombée),
  • La présence de pyrite,
  • La masse volumique et la résistance mécanique

La pose d’une couverture en ardoise

Principes généraux

C’est le DTU 40.11 – Couvertures en ardoise qui fixe les règles en la matière (DTU 40.13 pour les ardoises synthétiques). Retenir que :

  • Les ardoises sont posées sur une structure de liteaux ou de voliges, dont la section tient compte de paramètres comme l’écartement des chevrons, le climat ou le poids des ardoises.
  • Les ardoises sont fixées de deux manières : au clou (fixation traditionnelle invisible, sur voliges) ou au crochet (à pointe sur voliges, à agrafe sur liteaux).

Réalisée traditionnellement sur charpente bois, la pose des ardoises demande une précision d’autant plus grande que la toiture est complexe : seul un couvreur professionnel est apte à traiter correctement les points singuliers (arêtiers, habillages de lucarne ou de cheminée, noues, etc.).

Le calcul du nombre d’ardoises, une opération délicate

Combien d’ardoises faut-il pour réaliser une couverture complète ? Cette estimation doit faire l’objet d’un calepinage. L’opération (à confier à un spécialiste) repose sur une valeur essentielle pour le calcul du nombre d’ardoises au m2 : le recouvrement.

La valeur de recouvrement est calculée en fonction de plusieurs critères :

  • La région : site protégé du vent, site normal exposé, site exposé en littoral ou en montagne,
  • La pente,
  • L’orientation,
  • La longueur d’écoulement d’eau,
  • Le mode de fixation.

À noter : le calcul du recouvrement joue un rôle important dans le choix du format d’ardoise.

Les différents types de mise en œuvre

La pose des ardoises fait l’objet de nombreuses variantes qui témoignent du savoir-faire des couvreurs. Le choix d’une technique dépendra du type d’ardoise à poser, de la forme du toit, de la complexité de la charpente, de son ancienneté, de l’esthétique souhaitée ou encore du budget...

On distingue principalement :

  • La pose à pureau entier ou à recouvrement : les rangs d’ardoises sont disposés en quinconce et recouvrent le rang inférieur à mi-hauteur.
  • La pose à pureau développé : les rangs d’ardoises sont disposés en quinconce. Ils se chevauchent entre eux aux 2/3 et recouvrent le rang inférieur au tiers de sa hauteur.
  • La pose à claire-voie : les rangs d’ardoises sont disposés en quinconce avec un espace équivalent à 1/3 de largeur et recouvrent le rang inférieur à mi-hauteur.
  • La pose à claire-voie développée combine le schéma de la pose à pureau développé avec celui de la pose à claire-voie.
  • La pose en losange : la couverture est réalisée avec des ardoises carrées ou losangées, disposées en écailles.

Bon à savoir : une couverture « brouillée » se compose d’ardoises de formats différents, avec un pureau dégressif. Ce type de pose traditionnel est généralement réservé aux habitats anciens et rustiques.

 

Sols, murs, aménagements… l’ardoise sur tous les plans

L’ardoise est un matériau facile à travailler, aux multiples applications dans le bâtiment. Elle a également une fonction décorative, exploitée sur de nombreux supports intérieurs et extérieurs.

habitation avec bardage ou parement en ardoise

Comme revêtement mural

Dans certaines régions du Nord-Ouest de la France, l’ardoise est utilisée comme bardage dans l’habitat traditionnel.

Elle investit également les façades de l’habitat contemporain, qui exploite ses qualités isolantes. C’est un matériau compatible avec les exigences réglementaires de l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) : la pose d’un bardage en ardoise permet de compléter la protection apportée par le système isolant.

En intérieur, l’ardoise est appréciée pour ses qualités esthétiques : appliquée en parement mural ou en habillage de cheminée, elle renforce le caractère rustique d’un salon montagnard ou apporte une touche minérale à une décoration contemporaine.

Comme revêtement de sol

L’ardoise est aujourd’hui courante comme revêtement de sol intérieur (salon, cuisine, entrée, salle de bains). Elle affiche également son caractère inaltérable sur des terrasses de tous styles.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter nos conseils d’expert consacrés au carrelage intérieur et aux terrasses en pierre naturelle.

Comme aménagement ou élément décoratif

Loin de se limiter à l’habillage des sols, des murs et des toitures, l’ardoise est aussi employée en aménagement extérieur (bordure, muret, palis, pas japonais), pour réaliser du mobilier (plan de travail, table, banc) ou comme élément décoratif (piquet de jardin).

 

Lexique

Calepinage calcul préalable du nombre et de la disposition des éléments à poser pour réaliser une couverture.

Énergie grise

quantité d’énergie consommée à chaque étape du cycle de vie d’un produit, depuis l’extraction et la production jusqu’au recyclage (à l’exception de l’utilisation).
Liteau pièce de bois de faible section, utilisée en charpente comme support de matériau de couverture ou de bardage. Son épaisseur se situe entre 18 et 30 mm et sa largeur varie entre 35 et 40 mm.
Pureau partie visible d’un élément de couverture, entièrement exposée aux intempéries (le faux-pureau correspond à la partie cachée par le pureau du rang supérieur).
Recouvrement partie de la couverture qui assure l’étanchéité de la toiture, recouverte par 2 ou 3 épaisseurs d’ardoise (elle ne reçoit donc jamais d’eau). Il correspond à la distance entre le haut de l’ardoise couverte et le bas de l’ardoise qui la recouvre.
Volige pièce de bois de section plus importante qu’un liteau, utilisée en charpente comme support de matériau de couverture. Son épaisseur se situe entre 12 et 34 mm et sa largeur varie entre 100 et 300 mm.

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