Tout sur l'isolation thermique par l'intérieur (ITI)

Les solutions d’isolation thermique par l’intérieur affichent des atouts certains lorsqu’il s’agit d’associer performances et réduction de la facture énergétique. Il reste que, devant la diversité des matériaux et la complexité de certaines notions, on ne sait pas toujours par quel bout attaquer un projet d’isolation thermique. Quelles techniques privilégier pour isoler son logement, du sol aux combles ? Comment bénéficier d’aides au financement ? Pourquoi choisir un professionnel certifié pour vos travaux ? Point.P vous livre toutes les clés pour aborder sereinement votre projet d’isolation intérieure de la maison.

L’ITI, PRINCIPE, ENJEUX ET AVANTAGES

 

L’isolation thermique par l’intérieur, ou ITI, désigne l’ensemble des procédés techniques mis en œuvre à l’intérieur d’une surface habitable pour améliorer sa performance énergétique. Isolation en laine de roche ou doublage collé sur les murs, isolant bio-sourcé sous les rampants de combles, panneaux de polystyrène expansé sur le plancher sont quelques-unes des nombreuses solutions adoptées pour limiter les déperditions thermiques du bâti et maintenir un confort constant pour ses occupants, hiver comme été.

 

Solution privilégiée en France pour améliorer le confort thermique et réduire les consommations d’énergie, l’ITI séduit de nombreux porteurs de projet, en rénovation comme en construction :

 

Bien isoler pour mieux économiser

Isoler l’intérieur de la maison est un levier prioritaire pour réduire les consommations d’énergie : en traitant les principales sources de déperditions thermiques (combles, murs, ponts thermiques), les besoins en chaleur diminuent et avec eux, les factures de chauffage.

 

Profiter d’un meilleur confort thermique et acoustique

Une maison bénéficiant de la meilleure isolation thermique des murs par l’intérieur retient la chaleur en hiver et maintient la fraîcheur en été. Il en résulte un gain de confort, tout au long de l’année. L’isolation de l’intérieur d’un logement permet du même coup d’améliorer sa performance acoustique.

 

Isoler rapidement et facilement votre habitation

Traiter l’isolation d’un logement d’1 ou 2 niveaux par l’intérieur est avantageux : qu’il s’agisse d’habiller les murs avec un doublage collé  ou de souffler de la laine de verre dans des combles perdus, la plupart des procédés d’ITI sont rapides à mettre en œuvre.

 

Répondre efficacement aux réglementations thermiques

Dans une construction, l’ITI contribue à assurer la continuité de l’isolation de l’enveloppe du bâti. C’est une solution technique très employée pour répondre aux exigences des bâtiments basse consommation (BBC), selon la RT2012. En rénovation, l’ITI apporte des réponses très satisfaisantes, pour un rapport performance/prix avantageux.

 

Valoriser votre logement

Saviez-vous que lors de sa revente, la « valeur verte » d’un logement rénové est un critère examiné avec de plus en plus d’attention ? Désormais obligatoire avant toute transaction, le Diagnostic de Performance Énergétique (ou DPE, noté par les lettres A à G), peut influencer le prix de vente : on estime qu’un bien classé A ou B se revend 6 à 22 % plus cher qu’un bien similaire classé D (en 2017, selon les régions et le type de logement).

 

Préserver l’aspect extérieur de votre maison

À la différence d’une ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur), l’isolation d’un logement par l’intérieur permet de conserver l’intégrité d’une façade. Si vous souhaitez améliorer le confort thermique d’une habitation ancienne ou d’une demeure de caractère, l’ITI est une solution incontournable. En outre, ce type de travaux ne demande aucune autorisation administrative.

COMMENT RÉDUIRE LE COÛT DE VOS TRAVAUX D’ISOLATION INTÉRIEURE ?

 

Les travaux d’isolation thermique forment le volet principal de la rénovation énergétique, une démarche nationale encouragée par de nombreux dispositifs d’aides financières et fiscales :  subventions, crédits et réductions d’impôts, primes ou prêts à taux préférentiels vous permettent de financer vos projets de rénovation.

Isolation thermique : quelles aides financières pour vos travaux de rénovation ?

Découvrez les financements auxquels vous avez droit en consultant notre configurateur Aides aux travaux.  Avec ce service simple, anonyme et gratuit, Point.P vous renseigne sur les conditions d’éligibilité, en fonction de votre situation, de votre logement et de son implantation géographique.

 

Crédit d’impôt, TVA réduite, primes, financements préférentiels : comment profiter d’aides financières pour vos travaux d’isolation thermique ?

ISOLATION THERMIQUE : QUE DIT LA RÉGLEMENTATION ?

 

Sous l’impulsion des pouvoirs publics, différentes réglementations thermiques ont été mises en œuvre, concernant les bâtiments neufs et existants. En rénovation, l’objectif est de limiter les émissions de gaz à effet de serre en réduisant le nombre de logements énergivores (en particulier les « passoires thermiques », logements classés F et G, au bilan carbone très élevé).

Il s’agit principalement de :

  • La RT Bâtiment Existant (ou RT Existant) pour le parc immobilier construit, résidentiel ou tertiaire.
  • La RT2012 pour les bâtiments neufs (encore en vigueur en 2020, la RT2012 doit être remplacée par la RE2020 à compter du 1er janvier 2021).

Ces réglementations imposent des exigences de performances thermiques minimales, applicables à l’enveloppe du bâti, mais aussi aux systèmes de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire et de refroidissement, etc.

 

En tant que particulier, que devez-vous prendre en compte ?

Dès lors que vous entreprenez des travaux d’isolation thermique (peu importe leur nature, installation ou remplacement), vous êtes tenus de respecter les dispositions de la réglementation applicable à votre projet. En d’autres termes, les matériaux et solutions d’isolation choisis pour votre projet doivent pouvoir répondre aux exigences réglementaires.

Pour repère, voici les seuils de performance exigés dans le cas d’une rénovation (Réglementation Thermique par élément, applicable à un logement d’une surface de plancher < 1000m2) et d’une construction neuve :

Élément à rénover RT Existant : valeur R* par élément (en m2.K/W) RT2012 : valeur R par élément (en m2.K/W)

RE2020 : valeur R par élément (en m2.K/W)

Combles perdus R ≥ 4,5 R ≥ 8 R ≥ 10

Combles aménagés

R ≥ 4,0 R ≥ 8 R ≥ 10

Murs donnant sur l’extérieur

R ≥ 2,3 R ≥ 4 R ≥ 5

Sol/Plancher

R ≥ 2,3 R ≥ 4 R ≥ 5

* Résistance thermique.

 

RT Existant ou RT 2012 ? Les cas particuliers

Dans le cas de la destruction-reconstruction partielle d’une habitation, les exigences de la RT Existant s’appliquent.

Dans le cas d’une extension de logement existant, c’est la notion de « surface thermique » (SRT) qui détermine l’applications des seuils de la RT Existant ou de la RT2012.

Rénovation ou construction : quelle réglementation s’applique pour une isolation thermique ?

ISOLANT MINÉRAL, SYNTHÉTIQUE, BIO-SOURCÉ : QUELS MATÉRIAUX CHOISIR ?

 

Pour isoler les murs intérieurs, réduire les déperditions d’un plancher ou renforcer la performance thermique sous combles, le marché regorge de matériaux : laine de verre, panneaux muraux en polyuréthane et doublages collés en laine minérale ont chacun leurs propriétés et leurs applications. À côté des produits traditionnels, on peut aussi compter sur les isolants bio-sourcés comme la laine de chanvre  et les complexes innovants comme les panneaux isolants sous vide.

 

Quelles sont les différentes familles d’isolants ?

D’origine minérale, organique, animale ou végétale, les matériaux isolants jouent la carte de la diversité pour répondre aux différents enjeux de l’isolation thermique par l’intérieur :

Les laines minérales, classiques de l’isolation

La laine de verre et la laine de roche sont les principaux représentants de cette classe d’isolants, qui comprend aussi le verre cellulaire ou la perlite. Disponibles sous forme de rouleaux souples, de panneaux rigides et semi-rigides, de doublages collés ou en vrac, les isolants en laine minérale sont très utilisés pour traiter les combles, les murs et les sols. Légers et économiques, ils apportent une contribution efficace.

Les isolants synthétiques, résistants et performants

Il s’agit de matériaux isolants pour la plupart bien connus : polystyrène expansé (PSE), polystyrène extrudé (XPS), polyuréthane (PUR) principalement. Présents sous forme de panneaux ou de mousses, ils sont appréciés en isolation intérieure pour leur résistance mécanique, leur épaisseur réduite et leur efficacité. Parmi leurs applications :

Les isolants bio-sourcés, standards de l’habitat écologique

Laine de chanvre, fibre de bois, laine de mouton, liège, plume de canard, textile recyclé… Dans leur diversité, les isolants bio-sourcés ont en commun d’être issus de matières renouvelables et recyclables. Ces qualités en font des matériaux adaptés à l’habitat écologique. Si les bio-matériaux se révèlent aussi performants que les isolants classiques, ils sont aussi appréciés pour leurs performances acoustiques et leur confort de mise en œuvre. Leur champ d’applications est étendu :

  • Isolation des murs par l’intérieur avec des panneaux de fibre de bois.
  • Isolation des plancher avec des rouleaux de laine de coton.
  • Isolation des rampants de toiture avec des panneaux semi-rigides de laine de chanvre, etc.

Les isolants sous vide et les isolants minces, matériaux dernière génération

Apparus dans le bâtiment il y a une dizaine d’années, les panneaux isolants sous vide (PIV) sont principalement destinés à l’isolation de parois intérieures verticales. De par leur faible épaisseur, ces matériaux fournissent une alternative intéressante à la problématique de la réduction de la surface habitable : on estime qu’1 cm d’isolant sous vide équivaut à 9 cm de laine minérale. Les isolants minces sont des matériaux composites d’épaisseur comprise en général entre 0,5 et 3 cm. Également appelés « isolants multicouches » ou « isolants réfléchissants », ils sont constitués de couches de matériaux divers (feutre, laine, coton, polyéthylène à bulles…), revêtues de feuilles d’aluminium. En résumé, ces matériaux techniques tirent leur résistance thermique du nombre de couches qui les composent.

 

Coefficients R et Lambda : pourquoi il est important de les connaître

Les performances d’un isolant vendu dans le commerce s’expriment par deux valeurs spécifiques : la résistance thermique « R » et la conductivité thermique « λ » ou « lambda ». La lecture de ces valeurs, présentes sur les étiquettes des matériaux (et certifiées par le logo ACERMI), fournit des indicateurs précis et objectifs des qualités isolantes d’un produit.

 À quoi correspond le coefficient de résistance thermique ?

La résistance thermique R est le critère principal d’évaluation de la performance d’un isolant. Exprimée en m2.K/W, cette valeur mesure la résistance d’un matériau aux transferts de chaleur (autrement dit, sa capacité à limiter les pertes de chaleur en hiver et le réchauffement d’une habitation en été).

Plus R est élevé, plus le matériau est isolant, plus les besoins de consommation d’énergie sont faibles.

« R » résulte du rapport entre l’épaisseur de l’isolant et sa conductivité thermique (notée lambda), soit : R = e/λ.

C'est la valeur utilisée pour définir les seuils de performance exigés en matière d’isolation thermique. Par exemple : pour isoler des murs par l’intérieur, la RT Existant fixe pour objectif d’atteindre un R ≥ 2,3 m2.K/W. 

Qu’est-ce que la valeur lambda ?

Le lambda, ou coefficient de conductivité thermique, renseigne sur la quantité de chaleur pouvant être transférée dans un matériau, en un temps donné. Cette valeur, exprimée en W/m.K, sert également de repère pour évaluer l’efficacité d’un produit : plus λ est faible, plus le matériau est isolant.

Le lambda désigne une qualité intrinsèque d’un matériau isolant. C’est pourquoi, indépendamment de R ou de l’épaisseur, on parle de laine de verre de « lambda 40 » ou de « lambda 32 ». En règle générale, un isolant efficace présente un λ < 0,060 W/m.K (ou lambda < 60).

Comment identifier un isolant de qualité ?

En résumé, retenez que :

« R » élevé + « λ » faible = isolant performant.

Avec l’épaisseur du matériau, ces coefficients contribuent à déterminer l’isolant le plus adapté à un projet d’isolation thermique.

À titre indicatif, pour atteindre un R = 5 m2.K/W, il faut :

  • 24 cm d’épaisseur de laine de chanvre.
  • 20 cm de laine de mouton ou de fibre de bois.
  • 16 à 21 cm de laine minérale.
  • 16 à 18 cm de panneau isolant en polystyrène.
  • 12 cm de polyuréthane.
  • 3 cm de panneau isolant sous vide

 

Le bon matériau pour la bonne application

Isolant rigide, souple ou en vrac ? À chaque usage ses natures d’isolants. Pour vous aider dans votre choix, voici un récapitulatif des différents types de matériaux utilisés pour isoler par l’intérieur un plancher, des murs, des combles ou une toiture :

  Isolant souple Isolant semi-rigide Isolant rigide Isolant en vrac Isolant projeté
Plancher bas   x x   x
Plancher intermédiaire x x x x  
Murs   x x    
Cloisons x x x    
Combles aménagés   x x    
Combles perdus x x x x  
Toiture   x x    

 

Isolant performant, aides financières 

Vous souhaitez bénéficier d’aides de l’État pour vos travaux d'isolation ? Dans ce cas, les isolants choisis devront aussi répondre à des seuils minimaux de résistance thermique, exigés pour l'obtention de certains financements (MaPrimeRénov', CITE et CEE, notamment) :

  Valeur R obligatoire (m2.K/W)
Murs en façade 3,7
Rampants de toiture et plafonds de combles 6,0
Plancher de combles perdus 7,0
Plancher bas sur sous-sol ou vide sanitaire 3,0
Isolant laine minérale, isolant naturel, isolant synthétique : quel matériau choisir pour la meilleure isolation des murs par l’intérieur ?

6 CONSEILS POUR RÉUSSIR VOS TRAVAUX D’ISOLATION INTÉRIEURE

 

Réussir l’isolation intérieure d’un logement ne s’improvise pas : c’est un investissement, qui demande de la réflexion et une bonne dose d’anticipation. Aussi, prenez le temps d’examiner votre projet de rénovation thermique sous toutes les coutures, en tenant compte des points suivants :

 

1. Identifier les travaux prioritaires

Pour être efficace et avantageuse en termes d’économies d’énergie, la rénovation thermique d’un habitat s’envisage dans son ensemble. L’investissement étant important, il peut être préférable de l’étaler sur plusieurs années. Dans ce cas, procédez par zones en identifiant les travaux les plus urgents : priorité aux combles, aux murs et aux fenêtres ou aux planchers ? Un diagnostic thermique de votre logement vous permettra de repérer ses points faibles et d’y voir clair dans votre stratégie de travaux.

 

2. Visez la meilleure performance énergétique

Optez pour des matériaux isolants les plus performants, de manière à anticiper les évolutions des réglementations thermiques. Il est d’ailleurs possible de réaliser un projet BBC en rénovation, en visant les seuils de performances imposés par la RT2012 ou le label « Effinergie Rénovation ».

 

3. Pensez à l’étanchéité à l’air

La qualité d’une isolation thermique n’est pas qu’une histoire de matériaux, c’est aussi une affaire d’étanchéité à l’air. La traque aux fuites d’air est indispensable pour assurer l’isolation de l’ensemble de l’enveloppe : au niveau des jonctions murs-sols, des passages de gaines, des menuiseries, de la toiture, des angles de murs, du conduit de cheminée, etc.

 

4. Maîtrisez la ventilation

Comme l’étanchéité à l’air, la ventilation d’un bâtiment est étroitement liée à l’isolation : un air sain et bien ventilé contribue à évacuer les excès de vapeur d’eau. C’est d’autant plus important dans un logement en matériaux anciens (murs en pierre ou en bois), où l’isolation ne doit pas entraver les transferts d’humidité entre l’environnement ambiant et les parois. D’où l’intérêt d’une ventilation VMC adaptée, qui garantira la qualité de l’air intérieur.

 

5. Renforcez l’isolation phonique

Profitez de vos travaux de rénovation thermique pour améliorer du même coup la qualité acoustique de votre logement. De nombreux isolants thermiques apportent un gain de confort, qu’il est toujours possible d’optimiser : sous-couche isolante au sol, menuiseries avec joint phonique, contre-cloisons… Retrouvez un large éventail de solutions dans notre dossier consacré à l’isolation phonique.  

 

6. Soignez la pose… et votre budget

Une isolation de qualité demande une connaissance approfondie des matériaux et solutions à mettre en œuvre. En confiant votre projet d’isolation par l’intérieur à un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) :

  • Vous profitez d’un savoir-faire certifié en matière d’efficacité énergétique.
  • Vous pouvez, selon le principe d’éco-conditionnalité, bénéficier d’aides financières : subvention Ma Prime Rénov, primes CEE, prêt à taux zéro éco-PTZ, taux de TVA à 5,5 %, etc.

 

LES SOLUTIONS D’ISOLATION SOUS TOITURE

 

Dans un logement ancien, la toiture peut être responsable de près de 30 % des pertes de chaleur et fait donc partie des priorités en matière de rénovation. L’isolation thermique par l’intérieur représente une solution efficace et abordable dans la mesure où, sur une couverture saine, elle n’implique pas de travaux supplémentaires. Il existe différents procédés d’isolation, applicables en fonction de la nature des combles et de leur emploi.

 

Comment isoler des combles aménageables ?

Si vous souhaitez agrandir la surface habitable en exploitant des combles aménageables, l’isolation des rampants de toiture et des pieds de pente de toit est essentielle. La technique d’isolation des combles la plus courante consiste à intercaler entre les chevrons de la toiture une épaisseur d’isolant : laine de roche le plus souvent, mais aussi laine de bois ou laine végétale. La pose d’un écran de sous-toiture et d’une membrane d’étanchéité du côté « chaud » de l’isolant complètent l’ouvrage en assurant sa protection et sa respiration. 

 

Quelles solutions pour isoler des combles perdus ?

Dans le cas de combles perdus, c’est-à-dire non habitables, c’est le plancher qui fera l’objet d’un traitement isolant. Deux procédés sont envisageables :

  • Le soufflage mécanique de flocons de laine minérale ou d’ouate de cellulose : ce matériau économique et léger permet d’atteindre d’excellentes performances. Il est mis en œuvre dans des combles difficiles d’accès, par une trappe ou par une ouverture ménagée dans la toiture.
  • La pose de laine de verre à dérouler sur le plancher des combles accessibles : cette solution traditionnelle permet d’obtenir de très bons résultats en monocouche, avec des isolants de forte épaisseur et peu coûteux. Elle est notamment préconisée pour des combles aménageables ultérieurement.
Le soufflage de flocons d’ouate de cellulose, pour l’isolation des combles perdus

COMMENT ISOLER LES MURS PAR L’INTÉRIEUR ?

 

Dans une habitation peu ou pas isolée, les murs donnant sur l’extérieur sont à l’origine de 20 à 25 % des déperditions caloriques. L’isolation thermique des murs par l’intérieur apporte des gains notables en économies d’énergie et du confort, en éliminant la sensation de paroi froide. Deux systèmes d’ITI sont couramment mis en œuvre, en neuf comme en rénovation :

 

Le doublage sur ossature

Le doublage sur ossature consiste à appliquer un isolant rigide ou semi-rigide le long des murs, avant de le revêtir d’une plaque de plâtre fixée sur une structure rapportée d’éléments métalliques ou composites. Ce principe de pose à « sec » est adapté à tous types de murs. Il laisse une grande liberté dans le choix des isolants et des épaisseurs, en fonction des performances souhaitées : isolation en laine de verre[GF59] , laine de roche ou matériau bio-sourcé.

Différents types d’ossatures existent, parmi lesquels :

  • Le doublage sur montants : l’ossature, indépendante du support, permet de rattraper les défauts des murs les plus irréguliers.
  • Le doublage sur appuis et fourrures : l’ossature, formant un cadre fixé par des appuis sur le support, autorise une grande précision lors de la pose.
  • Le doublage sur ossature composite : l’ossature, composée de lisses et d’appuis en matériau non conducteur, permet de maîtriser la formation de ponts thermiques.

Point.P vous réserve un large choix de références pour la réalisation de doublages, contre-cloisons et cloisons en plaques de plâtre standard, hydrofuge ou acoustique.

 

Le doublage collé

Le doublage collé repose sur la mise en œuvre d’un complexe isolant associant un panneau isolant et une plaque de plâtre, fixé aux parois du logement par un mortier adhésif. Solution 2 en 1, ce système « humide » ne nécessite pas d’ossature pour le maintien de l’isolant et du parement de finition. Le doublage collé étant adapté aux murs bien plans, il est davantage préconisé en construction neuve (maison individuelle BBC). Parmi ses avantages :

  • Un choix étendu d’isolants : panneau en polystyrène expansé ou en polyuréthane mince, doublage collé en laine minérale.
  • Une mise en œuvre simple et rapide.
  • Une emprise au sol limitée.

À noter : quelle que soit la solution de doublage utilisée, le traitement des murs contre l’humidité et les fuites d’air parasites est indispensable pour assurer la pérennité de l’isolation.

 

Portes et fenêtres : une isolation complémentaire, à ne pas négliger 

L’étanchéité des fenêtres et des portes donnant sur l’extérieur joue aussi un rôle dans la performance globale du bâtiment. Et pour cause… des menuiseries vieillissantes ou à simple vitrage peuvent compter pour 10 à 15 % des pertes de chaleur.

Fenêtres en bois, PVC ou fenêtre aluminium, quel que soit le matériau, le double vitrage est devenu la norme pour atteindre des performances satisfaisantes, en complément d’une ITI des murs. Des portes et fenêtres aux normes permettent également des gains substantiels en isolation acoustique.

Vous souhaitez alléger votre budget pour le remplacement de vos menuiseries : découvrez les aides financières auxquelles vous pouvez prétendre pour vos fenêtres et portes-fenêtres.

Le doublage sur ossature, pour isoler les murs par l'intérieur

LA RÉNOVATION THERMIQUE DES SOLS ET DES PLANCHERS

 

Dans une habitation aux planchers mal isolés, jusqu’à 10 % de la chaleur s’échappe par le sol. Il s’agit souvent de traiter à la fois la surface et les ponts thermiques se formant aux jonctions murs-sols. Les solutions d’isolation des planchers sont nombreuses et d’un niveau à l’autre d’une habitation, les méthodes et matériaux diffèrent.

 

Quelle isolation pour un plancher bas ?

Le procédé approprié pour la rénovation thermique d’un rez-de-chaussée dépendra de sa nature :

S’il s’agit d’une dalle sur terre-plein, l’intervention se fera obligatoirement par le dessus (en anticipant la surélévation du sol). La méthode la plus répandue consiste à poser un isolant sous chape flottante, associé à une bande de désolidarisation en périphérie. Les panneaux en polystyrène extrudé (XPS), polystyrène expansé (PSE) ou en polyuréthane (PUR) sont des isolants thermiques de sol appréciés pour leur faible épaisseur et leur résistance à la compression.

S’il s’agit d’un plancher sur vide sanitaire, sous-sol, garage ou local non chauffé, l’isolation se fera le plus souvent en sous-face :

  • Par l’ajout de panneaux isolants rigides ou semi-rigides (laine de roche, PSE, liège expansé, fibre de bois…), éventuellement recouverts d’un faux-plafond si le sous-sol est aménagé.
  • Par flocage de laine de roche ou soufflage de mousse expansée, si le plancher à traiter recouvre un vide sanitaire.

 

Plancher intermédiaire : en béton ou en bois ?

De nombreux procédés permettent d’isoler efficacement les planchers intermédiaires, situés entre deux niveaux d’habitation. Le choix s’effectuera en fonction de la nature de l’ouvrage (en bois, en béton), des caractéristiques du niveau à isoler (hauteur sous plafond, par exemple), mais aussi de la capacité du plancher à supporter les contraintes de surcharge d’un isolant et de son revêtement éventuel (panneaux, chape mince, sur-plancher).

Isoler un plancher en bois

Sur un plancher intermédiaire léger en bois, plusieurs solutions sont envisageables :

  • Par la pose, en parement, de panneaux isolants revêtus d’un sur-plancher. 
  • En intercalant, après dépose du revêtement existant, un isolant entre les solives : rouleaux de laine de verre, ouate de cellulose, fibre de bois, par exemple.
  • Par l’ajout, en sous-face, de panneaux isolants, revêtus d’un lambris ou d’un plafond suspendu en plaques de plâtre.

À noter : pour une performance thermo-acoustique optimale, il est possible de combiner les procédés. Ex : remplissage entre solives et ajout d’un isolant mince en sous-face, en limitant ainsi la perte de hauteur sous plafond.

Plancher intermédiaire en béton : quelles solutions ?

Dans le cas d’un plancher intermédiaire maçonné, voici quelques solutions courantes :

  • Isolation en panneaux de laine de roche ou isolant mince en laine de verre, surmontée d’une dalle flottante.
  • Chape sèche avec panneaux isolants en laine minérale ou en fibre de bois.
  • Dalle en béton allégé thermo-acoustique intégrant des billes de polystyrène ou des fibres de bois.

En sous-face, la création d’un faux-plafond intégrant une laine minérale permet également d’obtenir des résultats satisfaisants.

Renforcer l’isolation thermique d’un plancher en bois avec un isolant entre les solives.

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